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Les photos pour cette partie du compte-rendu seront ajoutées ultérieurement.
Après s'être speedé au réveil, on réalise que c'est râpé pour la séance de 10h20 de Ga'Hoole alors on reporte à 13h10 et on décide du coup de prendre notre temps et d'y aller à pied depuis notre auberge, en traversant en gros tout Central Park. Je ferai l'impasse sur les travaux qui cassaient le délire de certaines parties du parc pour me concentrer sur l'improbable beauté (ou la belle improbabilité) de cette gigantesque zone végétale et aquatique et rocheuse au beau milieu de Manhattan, offrant à nos yeux ébahis le spectacle d'immenses étendues d'eau au bout desquelles se hissent les arbres ne parvenant pas à cacher les gratte-ciels dressés derrière.
C'est magique. La nature inaltérable et la domination de l'Homme.
On arrive en sueur dans le quartier de l'AMC Lincoln Square, plus grand écran IMAX de la ville, et on se met en quête d'un endroit pour bouffer et d'un café où j'abandonnerai ma chère et tendre pendant que je vais aller regarder voler les chouettes. L'endroit étant plus orienté magasins, on se rabat sur un bon vieux stand de hot dogs, et on se pose à côté sur une sorte de terrasse de fortune. "Comme des autochtones". Genre. Migration ensuite vers un Starbucks où je délaisse Madame pour aller m'exploser les mirettes devant un écran vraisemblablement aussi grand que les façades des immeubles dehors. C'est un truc de malade. La bande-annonce d'Harry Potter prend tout son sens vue comme ça. Et celle de Tron en 3D.
90 minutes de ralentis plus tard, je retrouve ZaZa frigorifiée dans le café et nous sortons dans la fournaise. Et re-frigorification quand on rentre dans le Best Buy de Broadway où je choppe mon Blu-ray de Robin Hood Director's Cut. Booya. A ce titre, les constants changements de température, entre l'extérieur à 30° et les magasins ou restos surclimatisés, ont de quoi rendre ouf. Surtout quand on hait ce genre de cheleur humide et étouffante comme moi.
On descend Broadway jusqu'au Colombus Circle. Les bâtiments de cette ville me rendent dingue. Je m'en remets toujours pas. Quand je me tiens debout au pied d'un gratte-ciel et que je lève la tête pour en voir le sommet, j'ai le vertige. Littéralement. J'ai l'impression que je vais tomber. Ca me fout la trouille. L'infiniment grand qui me rend tout petit. Quelque part entre le divin et la mort. Bref.
On longe le parc sur Central Park South, dans la joie et l'allégresse des chariots à chevaux dont le crottin empeste toute la rue. En les voyant là, tous à la queu leu leu, comme des taxis, j'ai mal pour les pauvres bêtes. On arrive à destination : FAO Schwartz. Inratable objectif de mon séjour. J'y retombe en enfance...et flashe sur une peluche Lotso, interactive et parfumée à la fraise. Achat inconscient. Je trouve rien d'original pour Ozy Junior. Je continuerai ma quête. A l'étage, le méga piano par terre de Big. Dessus, aucun virtuose du clavier, que des gamins qui sautent partout. Mozart pleure.
On ressort et on se dirige vers le Rockefeller Center dont je tenais à admirer la magnifique sculpture d'Atlas portant le monde. Dans la foulée, on descend jusqu'à la New York Public Library pour une photo hommage à SOS Fantômes (encore, dfaçon ce n'est que le 2e de 4 pélerinages dédiées au film). Après une pause bien méritée sur place, on rebrousse chemin jusqu'au MoMA.
The Museum of Modern Art.
Bon bah, à part la galerie Architecture & Design qui m'a bien fait tripper, c'était pas trop mon kif. Picasso et Van Gogh me parlent peu et les installations d'art contemporain sur la cuisine, ouhlala.
Six étages plus tard, on ressort, et on se rend, exsangue, jusqu'à Times Square, qu'on tenait à découvrir de nuit. Et une fois arrivés, que dire...c'est...étourdissant. Simplement étourdissant. Cette même sensation de vertige, décuplée et démultipliée parce que les écrans sont innombrables et que les humains dessus sont géants. C'est incroyable. Incroyable. Je veux vivre sur cette place et devenir FOU. Me transformer en illuminé de ces panneaux lumineux. C'est enivrant.
Visites obliges : le M&M's World, qui vaut surtout pour son improbabilité, et le Hershey's Store, à l'odeur abusive de chocolat entre le paradis et l'enfer. On remet le Toys R us et The View à un autre jour et on va se restaurer chez Bubba Gump. Je craignais l'enseigne mercantile décevante...que nenni. Qu'il s'agisse des cocktails délicieux (le Far Out Beach : vodka, malibu, fruit de la passion, mangue, orange sanguine) ou des desserts interminablement énormes (Strawberry Shortcake pour ma part : glace à la vanille, fraises, confiture, chantilly et un biscuit moelleux) en passant par les mille et unes soécialités à la crevette (Lieutenant Dan's Drunken Shrimp : des grosses crevettes épicées et du saucisson grillé avec de la purée dans une sauce au bourbon)...c'est intolérablement bon.
On sort lessivés. Repus. Fatigués. On se fraye un chemin avec nos dernières forces jusqu'au métro puis jusque chez nous et on s'écroule.
Va falloir ralentir la cadence je crois...
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