Moi je rebondirais là-dessus
Paprika a écrit:
Par exemple j'aime beaucoup les écrits anarchistes d'Alexandra David-Néel, genre vraiment, mais j'ai du mal quand elle défendait le bouddhisme pour sa philosophie sans voir toute la misogynie crasse de cette religion.
David-Neel est en effet un personnage exceptionnel et je trouve désolant que la France ne produise qu'un téléfilm sur ce genre de personnage, qui sont plus grand que le petit écran.
Et d'ailleurs, pour les spécialistes, j'aimerais qu'on m'explique pourquoi le "patrimoine" trouve plus de chance du côté de la télé que du cinéma pour être adapté, quand bien même les figures, qui peuvent brosser le chauvinisme dans le dns du poil, peuvent saussi 'exporter facilement.
David-Neel a typiquement un profil international. Ou en ce moment, Jean Moulin est porté au cinéma mais après le téléfilm avec Berlingo. Un peu de ça avec De Gaulle d'abord sous les traits de Farcy à la télé. Ou même la Bête du Gévaudan qui était porté à la télé avec le fils Stévenin avant le Gans. Et pour prendre de la fiction, même en étant vicieux (parce que la série était bien vieille et le film affreux), ya Jacquou le Croquant. Sans Famille, ya eu le téléfilm avec Pierre Richard avant le film avec Auteuil.
Et là je ne parle que de ce qui a quand même eu droits aux honneurs de la salle...
Tout ça a tendance à ne donner que du moyen/médiocre parce que sans parti pris fort. Bon, le cinéma arrive bien à transformer ses tentatives en nanars hein, mais bon, c'est l'idée quoi.
Et donc pour en revenir au bouddhisme et son patriarcat, ça me rappelle un échange avec un hipster québécois totalement éberlué quand je lui faisais remarquer que, contrairement au christianisme où il y a certainement autant de saintes que de saints (et la figure de Marie parfois plus révérer que celle de son rejeton), il y avait très peu de femmes bouddhas. Et le bouddhisme est bien embêté d'ailleurs parce que le public féminin est une cible non-négligeable, mais à sa décharge dès l'origine, Siddhartha Gautama a un peu corrigé son machisme en finissant par accepter le monachisme féminin après l'avoir interdit. Mais ça n'aura pas eu d'effets impressionnants.
Seulement le tcheum ne connaissait finalement ni le bouddhisme, ni le catholicisme en dehors de ce qui lui était arrivé au travers de multitudes de filtres.
Et je dis ça, je trouve la spiritualité bouddhiste plus... rationnelle, et pas pour défendre le catholicisme. Seulement pour recontextualiser.
Depuis, Schroeder a fait son docu sur le fanatique birman et c'est limite si les bouddhistes ne seraient pas les pires sur Terre. Sans parler de la mise en retrait du Dalaï-Lama pour raison commerciale.
C'est vrai qu'elle était super bad-ass Alexandra. Et je crois pouvoir le dire maintenant même si je sais toujours pas si le projet a vu le jour : j'ai participé à la numérisation de ses carnets de voyage pour le musée de Dîmes. Elle avait une si belle écriture ! Le moment où j'ai vraiment décroché pour lire une partie de ses écrits, c'est quand elle parlait de la fin de la guerre 39-45, et de tout le bonheur qui l'envahissait en apprenant la chute d'Hitler et du IIIème Reich.
Pour ce qui concerne la philosophie bouddhiste, Siddhartha avait lui me semble-t-il une philosophie plutôt intéressante bien que je ne la partage pas. Mais comme souvent avec la religion, on y a fait des ajouts a posteriori et on a relégué la femme au rang de serpent qui perverti l'âme des hommes si purs. Nan, vraiment à part le pastafarisme, j'ai pas beaucoup de bien à dire de la Religion même si je reconnais que bien des croyants sont fort heureusement loins d'être cons, et que certains courants sont à mon avis plus porteurs d'une idéologie bienfaitrice pour l'humanité (comme le soufisme en Islam).