Z a écrit:
Mediapart a ses antennes largement déployées dans le milieu culturel, les femmes témoignent plus facilement et ont le réflexe de les solliciter désormais. Donc en bout de chaîne, pas étonnant de les voir sortir de plus en plus d'affaires de ce style. Après je ne comprends toujours pas pourquoi ça ne mériterait pas un article selon Castorp - enfin si, je comprends, cette affaire on en parle parce que c'est ce milieu spécifique, dans tous les autres il se passe la même chose voire pire et on n'en parle jamais - mais pour moi c'est un argument fallacieux. Moi je suis content de savoir que le type est un connard, que ça ternisse un peu sa réputation au point qu'il ne bénéficie peut-être plus d'un systématisme dans l'aide à faire les films qu'il veut et au rythme qu'il veut, et bien sûr que les gens dont il a pillé le travail aient un peu de reconnaissance. Sur son prochain projet de biopic, on partage la même prod, donc je vais pouvoir juger de comment c'est reçu en interne. Pas certain que ça les déstabilise tant que ça, malheureusement.
Mec tu fais une.sorte d'autopromo sur son dos.
Et c'est merdeux et pas qu'un chouilla.
Ce n'est même pas une réfexion sur la porosité ou la complaisance du milieu sur ces problèmes, c'est juste amplifier les accusations avec les mêmed termes, voir une insulte.
Tu dis être intéressé par le fait de savoir comment ça va être reçu un interne, par ton producteur.
Mais tu as toi-même une connaissance indirecte.
Putaln mais quel autre milieu que le tien considère que la justice tient dans le fait de griller des réputations ? Les rapports directs et les accords oraux sont importants dans la culture, d'où des phénomène de flatterie : l'intégrité de machin,le discernzment de truc versus la saloperie de Marcel. Il me parait évident que la seule lutte efficace contre ces dérives reviendrait à une sorte de syndicat qui ferait autre chose que du corporatisme, et pourrait objectiver les faits, être un recours, et historiciser les problème. Donc un changement dans les contrats et pratiques.
Ce que tu dis en fait est l'inverse de ce qui parait : que le milieu continue soit à laver son linge sale en interne, soit à faire le buzz, et c'est tres bien comme ec
Ce type d'article c'est une défaite morale pour le milieu : si le conflit remonte au public sans avoir été réglé en amont, c'est qu'il est trop tard, y compris pour ceux qui devaient agir dans l'intérêts des personnes lésées.
C'est exactement la même notion de zone grise derrière laquelle se rentranchent les agresseurs. Et d'entonner le chant vertueux du "changement de mentalité".
Je travaille pas dans le cinéma mais dans le milieu da culture, et ai aussi constaté que souvent la presse laisse fuiter les affaires d'harcèlement par des personnes ou dans des institutions déjà affaiblies pour d'autres raisons et ménage les faits tout autant voire plus scandaleux vis-à-vis de ceux qui restent bien perçus. Ce qui fait que ces articles sont souvent aussi des messages et des jeux d'influence (surtout quand elles ne prennent pas le risque de signaler, même partiellement, leur source)