Forum de FilmDeCulte

Le forum cinéma le plus méchant du net...
Nous sommes le 20 Juil 2018, 09:45

Heures au format UTC + 1 heure




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 27 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2
Auteur Message
MessagePosté: 14 Nov 2012, 12:50 
Hors ligne
Antichrist
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 21:36
Messages: 20717
pas mieux. Chez moi, je chiale de beauté, donc en salle...

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 19 Nov 2012, 21:24 
Hors ligne
Schtroumpf sodomite
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Mar 2006, 22:43
Messages: 23370
Localisation: Arkham Asylum
Aaaaah, le vilain petit film mesquin pour cinéclub que voilà...

Ca oscille entre un classicisme de studio léché (la lumière, le savoir-faire etc...) et la conscience auteurisante du cinéma Japonais post-60 que je qualifierais de tout sauf de moderne, avec ces sujets sulfureux et ses audaces formelles. Sauf que ça tourne terriblement en rond, et ça préfigure quand même franchement la dérive du cinéma asiatique actuel qui finit par être plus fasciné par ses moyens que par ses fins, avec ses effets de montage, ses plans nibards, son symbolisme lourdingue ("un trou", get it ?) et ses personnages médiocres, patins malléables et ingrats pris dans les filets d'un auteur tout puissant (en fait, ça m'a rappelé La Servante), laissant de côté l'abstraction que le sujet et le décor appelaient pourtant. En outre, j'ai trouvé ça pompeusement interprété par des acteurs qui ne plient que sous le poids de leur propre hystérie, cabotinant laborieusement avec une furie sans objet.

Il y a 7 ou 8 ans, je me serais sans doute laissé intimider par tout l'attirail formel. Aujourd'hui, je ne vois que la poudre au yeux roublardes que l'on tente désespérément de m'envoyer à la tronche. Raté.
2/6

_________________
Ce que ce critique de cinéma dit de ce film va vous bouleverser...


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 19 Nov 2012, 23:45 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11830
Tetsuo a écrit:
patins malléables et ingrats pris dans les filets d'un auteur tout puissant

Ah ça je suis pas d'accord. Ok ils sont symboliques, ok ils obéissent à un schéma prévisible, mais les deux femmes sont vraiment magnifiées je trouve. L'animalité fragile de la jeune, l'aura de sorcière de la vieille, il y a quelque chose qu'on peut trouver grossier ou caricatural, peut-être, mais qui me semble absolument pas "ingrat".

Tetsuo a écrit:
la conscience auteurisante du cinéma Japonais post-60 que je qualifierais de tout sauf de moderne, avec ces sujets sulfureux et ses audaces formelles

Tsssss, et après c'est ce mec qui défend la Nouvelle vague :D


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 20 Nov 2012, 08:25 
Hors ligne
Schtroumpf sodomite
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Mar 2006, 22:43
Messages: 23370
Localisation: Arkham Asylum
La Nouvelle Vague, la française, c'est pas du tout ça. Pas celle que je défends en tout cas...

_________________
Ce que ce critique de cinéma dit de ce film va vous bouleverser...


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 20 Nov 2012, 09:08 
Hors ligne
Antichrist
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 21:36
Messages: 20717
De toute façon, t'es un vieux. Tu es le Michel Ciment de ce forum.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 20 Nov 2012, 09:43 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 14:47
Messages: 3553
Karloff a écrit:
De toute façon, t'es un vieux. Tu es le Michel Ciment de ce forum.


Plutôt un mix entre Neuhoff et Daney :mrgreen:


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 20 Nov 2012, 10:32 
Hors ligne
Schtroumpf sodomite
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Mar 2006, 22:43
Messages: 23370
Localisation: Arkham Asylum
C'est fou comment depuis toutes ces années tu n'as jamais été capable de me répondre autre chose que des sarcasmes à deux balles Karloff...

_________________
Ce que ce critique de cinéma dit de ce film va vous bouleverser...


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 20 Nov 2012, 11:06 
Hors ligne
Antichrist
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 21:36
Messages: 20717
Humour, ironie
"Il y a 7 ou 8 ans, je me serais sans doute laissé intimider par tout l'attirail formel."

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 20 Nov 2012, 12:37 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11830
Tetsuo a écrit:
La Nouvelle Vague, la française, c'est pas du tout ça. Pas celle que je défends en tout cas...

Ça m'intéresserait que tu fasses le tri pour le coup, parce que les différences que j'observe avec la nouvelle vague japonaise sont plutôt à son avantage (notamment cette transition plus coulée avec le classicisme de studio en amont et le cinéma de genre pour horizon). Faudrait qu'on en discute un jour sérieusement (je sais, ça te file des boutons) des Nouvelles vagues, pour une fois qu'on a une vraie question récurrente dans les topics...

Tu sais tout le mal que je pense d'elles, mais s'il y a une chose que je leur concède, c'est que leur symbolisme maousse n'est pas une fin en soi. Ce n'est pas, il me semble, une manière puérile et pauvre de prétendre avoir plus de profondeur que le cinéma qui lui précède. Peut-être que j'ai une vision de ces films faussée et anachronique... Mais pour moi, le trou ou le roucoulement quand la fille court vers son amant dans Onibaba, c'est pas différent de, au hasard, les publicités récitées par les invités à la soirée ouvrant Pierrot le fou : c'est un symbolisme qui n'est pas sa propre finalité (= faire sens et basta), mais simplement une base explicite, affichée, à partir de laquelle on construit la narration de la scène. A la soirée de Godard, l'attention se porte du coup sur Belmondo qui, au jeu réaliste, déambule en s'ennuyant dans la pièce, créant un écart poétique (un résumé abstrait de la soirée / lui qui, comme pris à part en temps réel, se lasse de ce milieu). De même, le roucoulement d'Onibaba sert moins à poser une étiquette "pulsion animale" sur son héroïne qu'à créer un leitmotiv sonore qui, à force de répétition dans le film a des moments précis, finit par raconter une histoire (l'abandon de moins en moins prudent, de plus en plus désordonné, à ces pulsions). Je trouve d'ailleurs que c'est particulièrement visible dans ce film, vu l'abstraction dans laquelle nous balance d'emblée ce décor : le symbolisme n'est pas fondu dans le récit, il est là tout nu, tout cash et tout cru, comme une proposition, à disposition de notre regard.

C'est en ça que je parlais de cinéma moderne pour Onibaba. Le terme n'a dans ma bouche aucune valeur qualitative, c'est pas du tout dans le sens "film en avance". Je parle simplement d'un film qui, entre autre par l'utilisation explicite de ses symboles et la distance au récit qu'elle implique, a déplacé le spectateur sur un autre plan, lui parle autrement, et fonctionne donc déjà autrement.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 20 Nov 2012, 13:19 
Hors ligne
Antichrist
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 21:36
Messages: 20717
Sur la nouvelle vague japonaise, comme sur la Française d'ailleurs, l'appellation signifie tellement de choses différentes qu'il est difficile d'y lire une unité forte. Oshima, Shindo, Suzuki et Imamura, au-delà de la rupture avec le cinéma de studio, on peut pas dire que cela se ressemble beaucoup - Oshima et Imamura peut-être un peu plus.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 21 Nov 2012, 00:03 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11830
Du TRÈS peu que j'ai vu, parfois pas plus d'un film (pas vraiment les moyens de remplir ton top, du coup), je pourrais y inclure Oshima, Imamura, Teshigahara et Kurahara. Suzuki pourquoi pas, mais on pourrait tout aussi légitimement l'associer à la flambée mondiale des cinémas de genre des années 60-70, j'ai l'impression que c'est déjà d'un autre ordre. Shindo faut en voir d'autres.

Bien sûr, tu vas me demander sur quels critères je me permet d'opérer un tel tri... Il faudrait définir ce qu'est la Nouvelle Vague, historiquement et/ou esthétiquement, et voir quels courants peuvent réellement y être assimilés à l'étranger (on parle de Nouvelle Vague jusqu'au Hollywood des années 70 et au Taïwan des années 80, donc bon). C'est d'autant plus ardu qu'à la racine même, en France, Truffaut et Godard posent deux voies assez radicalement différentes.

Je serais tenté par un topic pour essayer de faire le tri dans tout ça, mais ces temps-ci j'ai tellement l'impression que le forum dort que ça me démotive un brin...


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 05 Oct 2013, 21:20 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 07 Oct 2005, 10:23
Messages: 8087
Très appuyé mais ce qui n'empèche pas qu'il a beaucoup de force ce film, sans doute à cause de son espace et de son système de toute manière assez réduit et dont on ne demande pas plus finalement (pulsions, répétitions... des roseaux, du vent... trois huttes, un gouffre et un masque est vraiment fascinant). L'actrice principale a une énergie dingue et bouffe tout l'écran, après faut que je continue à découvrir le réalisateur, parce que là c'est presque le film parfait à mettre dans une case pour son encyclopédie du cinéma.


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 27 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2

Heures au format UTC + 1 heure


Articles en relation
 Sujets   Auteur   Réponses   Vus   Dernier message 
Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. L'île Nue (Kaneto Shindo, 1961)

Blissfully

13

1241

09 Mar 2017, 16:50

Lohmann Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Le Testament du soir (Kaneto Shindo - 1995)

Blissfully

1

350

07 Déc 2008, 23:43

Blissfully Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Sœurs de scène (Xie Jin - 1964)

Tom

0

458

01 Déc 2014, 00:49

Tom Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Passion (Yasuzo Masumura - 1964)

Blissfully

9

1366

30 Aoû 2005, 11:51

Blissfully Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Topkapi (Jules Dassin - 1964)

Zad

9

1068

01 Sep 2005, 12:09

Ladyhawke Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. À bout portant (Don Siegel, 1964)

Mister Zob

4

592

28 Juil 2008, 09:52

Jericho Cane Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Soy Cuba (Mikhail Kalatozov, 1964)

Mister Zob

14

1117

03 Mar 2016, 09:59

Castorp Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Servant (Joseph Losey, 1964)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2 ]

Baptiste

15

1231

17 Jan 2014, 15:49

Mayouta Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Kwaidan (Masaki Kobayashi, 1964)

Bub

3

373

07 Aoû 2008, 20:46

Bub Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Assassinat (Masahiro Shinoda - 1964)

Blissfully

7

483

25 Mar 2009, 14:46

Mister Zob Voir le dernier message

 


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 10 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher:
Aller à:  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO
Hébergement mutualisé : Avenue Du Web