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je commence, pour donner l'exemple.
les anges gardiens au club de l’étoile, en présence de jean-marie poiré. c’est un film culte absolu pour moi, et c’est assez mal-aimé, mais je savais qu’il y avait un culte-niche de gens qui adorent vraiment. et le voir au cinéma, dans ce cinéma complet, de gens absolument morts de rire, on n’entendait plus les dialogues, le q&a derrière de geeks des anges gardiens… je crois vraiment que je n’ai jamais autant ri au cinéma, et j’en garde un souvenir ému et miraculeux.
la menace fantôme au grand rex, en projection de presse, fin aout. une obsession, à l’époque. du premier teaser enregistré quand il était diffusé à exclusif ce soir, la torture de la sortie américaine et des 6 mois d’attente, mon indignation devant les gens qui le regardaient en carmin… et enfin la projection de presse, hyper en avance. au grand rex, en grand large, assis au premier rang (beaucoup trop près donc), le souvenir de l’émerveillement, de l’euphorie, l’immersion totale, aucun souvenir à la seconde où c’était fini, vraiment le petit pré-ado que j’étais fut : mind-blown.
phantom thread à la cinémathèque, en présence de paul thomas anderson. l’aboutissement de plein de choses… ça a vraiment été un combat épique pour avoir mes tickets mais la veille j’avais confirmation des mes trois places : moi, mon mari, et un ami fort précieux - aussi stan que moi et rencontré comme ça. puis le q&a d’une heure de paul derrière. vraiment un souvenir merveilleux, encore. il y a aussi eu la projection de presse de punch-drunk love, 3 semaines avant cannes, quand il y avait absolument 0 info sur le film dans la galaxie, juste une photo pour accompagner l’annonce de la sélection cannoise. avec 4 personnes dans la salle, vraiment un truc dingo.
requiem for a dream (à l’élysée biarritz) : vu beaucoup trop jeune, en ayant aucune sorte d’idée de ce que j’allais voir, en est sorti un traumatisme intense et profond très directement responsable du fait que je n’ai jamais bu un verre d’alcool, fumé quoi que ce soit, que j’attends d’être à l’article de la mort avant d’accepter de prendre une aspirine et que j’ai longtemps assimilé les double-end dildos à l’étape finale de la déchéance humaine. mais j’ai grandi et surmonté cette séance totalement traumatisante puisque je considère désormais que si ça fait plaisir aux gens de se baiser chacun au bout du même dildo eh bien après tout grand bien leur fasse.
la trilogie avatar : à l’origine, 2 longs jours d’attente puisque la première séance en vo en imax était le vendredi suivant la sortie et je ne voulais le découvrir nulle part ailleurs. alors on y est allés avec mon mari et mon meilleur ami de l’époque, sauf que le film commence et que c’est désynchronisé, bien bien désynchronisé, genre 10 secondes. au bout de 10 minutes ils arrêtent le film, long flottement, puis ils viennent dire qu’ils n’arriveront pas à réparer. donc ils relancent en vf. on peut rester ou ils nous remboursent. mon ami part de paris le lendemain, donc il reste et nous bah… on va pas découvrir avatar en vf. donc on va voir « le dernier vol » avec guillaume canet en attendant que mon bff découvre avatar. vraiment la torture complète, mais on y retourne avec mon mari lors de la séance suivante en vo… le mardi. 6 jours après la sortie. vraiment la torture. puis finalement l’émerveillement complet, total, absolu, la dinguerie de cet écran imax pour ce film là, l’immersion complète dans un monde imaginaire, la folie furieuse. et puis, 13 ans après, rendez-vous est pris avec mon mari et sa bff pour avatar 2, au même endroit. on doit attendre 2 jours après la sortie pour la première séance vo, on va diner au planet hollywood avant et quand elle arrive, elle est toute blanche, mal, une gastro de l’enfer. elle est vaillante mais très rapidement s’impose la réalité…. mon mari voit la tête que je fais, la tête qu’elle fait….on a qu’une voiture… la séance se termine après le dernier rer….. vraiment avatar 2 : le cauchemar recommence, 13 ans après. au final, elle est rentrée chez elle avec al voiture et nous a payé le taxi pour rentrer chez nous après avatar 2, parce qu’elle culpabilisait. et puis 3 ans après, rien de particulier pour avatar 3, juste ce rendez-vous dans cette salle, la joie 16 ans après d’être toujours assis à côté du même garçon pour découvrir ça, l’émerveillement sans cesse renouvelé, cette sensation parmi les milliers de séance de ma vie, les milliers de film sque ce sont des expériences uniques, inédites, des images jamais vues, la chance de les voir comme ça, d’être contemporain de ça, tout ça.
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