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Je suis très peu dans la revoyure de films, et j'achète d'ailleurs peu de DVD même lorsque j'ai aimé un film. En général, dans mes achats, je me tourne plutôt vers le "rare" ou le pas vu, plutôt que vers un truc vu, revu, connu, reconnu... Néanmoins, il y a forcément quelques exceptions, mais a priori peu de records. Les comédies françaises bouleversent un peu le classement, vu que je pouvais me mater trois fois en deux jours des films tels que Les Bronzés, Le Diner de cons, Pédale douce, et que je ne m'en suis pas privé... Également quelques comédies étrangères telles que Arizona Junior, The Party...
1/ The Rocky Horror Picture Show Environ 300 visions rien qu'au cinéma... Mais je triche un peu puisque j'ai participé à l'animation du film à Paris pendant près de sept ans. Chez moi j'ai du le voir une cinquantaine de fois, principalement pour répéter des mouvements, ou améliorer des blagues. Première découverte vers 12 ans, via une simple carte postale que je pique dans un magasin, sans connaître du tout le film. J'en entends un peu plus parler par la suite notamment en voyant Fame, puis je le vois en vidéo vers 15 ans et je trouve ça nul. Le vrai choc a lieu en août 1995 à Las Vegas, où j'assiste pour la première fois à une séance animée. Ce n'est pas forcément très drôle (les américains sont plus dans le délire costumes / mouvements que dans les blagues et jeux avec l'écran), mais ça me fascine immédiatement, au point que je fonce au Studio Galande dès mon retour à Paris. Je découvre l'animation à-la-française, et me dis que je PEUX le faire, et que si je ne le fais pas, je m'en voudrais toute ma vie. L'impression que ce truc EST FAIT pour moi, en gros. J'y retourne plusieurs fois, monte un groupe d'animation, puis en intègre un autre dans lequel je reste plus de six ans, et que je co-dirige avec celui qui deviendra mon meilleur pote et mon témoin à mon mariage...
2/ Rocky Le film de la "no lassitude", je peux le revoir n'importe quand, et pleurer (ou avoir simplement une boule dans la gorge, ça varit en fonction de l'humeur) à chaque vision. La première découverte remonte à loin : j'avais dans les dix ans, et le film est diffusé sur FR3 quelques jours avant la sortie de Rocky 4. Je me prends les deux coups sur coups dans les yeux, et je ne cache pas ma déception devant le premier, un film dramatique dans lequel le héros perd. A 10 ans, ça ne passe pas. Puis j'ai revu le film de nombreuses fois, découvert les autres épisodes de la série, les ai tous aimés pour différentes raisons (le 2 reste longtemps mon préféré, puis le 5), avant de me focaliser un peu plus sur le 1. Une amie avait la VHS, et je la lui ai emprunté un nombre incalculable de fois. J'aurais pu la copier, mais à chaque fois je me disais que ça y est, j'en étais lassé, que je ne le reverrai plus... C'est l'un des premiers films que j'ai eu en DVD. J'ai ensuite fait plusieurs "marathons" Rocky (avec Bob notamment), vu le 6 quatre fois au cinéma, puis autant en DVD... J'ai acheté l'édition Prestige, puis le coffret... Rocky (et Sly derrière lui), c'est le personnage qui me touche le plus, celui dont les valeurs m'émeuvent le plus. Cette série, malgré ses défauts (les 3 et 4) est vraiment géniale.
3/ Journal Intime (de Moretti) Il vient loin derrière, en nombre de visions. Mais je me souviens l'avoir vu deux soirs de suite, par exemple. Le format du film aide un peu, puisqu'on peut le couper à la fin de l'un des segments (mon préféré étant le premier). Première vision au cinéma lors de la sortie en 1994, et détestation totale, le 0/6. Puis je l'ai revu un peu par hasard, et le film est quelque peu monté dans mon estime, au point que je ressente une certaine impatience à l'annonce du projet April. La sortie des deux films en DVD me convainc définitivement que ce film figure parmi mes préférés de tous les temps.
4/ Noces blanches La révision en DVD, assez récente, m'a ôté le peu de honte que j'avais à l'idée de l'avoir vu six fois au cinéma à l'époque. On est fan de Vanessa ou on ne l'est pas ! C'est joli, touchant, très bien joué. Mais je l'ai assez peu revu depuis. En tout j'ai du le voir une bonne dizaine de fois, mais c'est je pense le film que j'ai le plus vu volontairement au cinéma (j'ai pu voir ET, La Soupe au choux, et quelques Disney assez souvent au cinéma, mais c'était plus pour accompagner plusieurs personnes).
5/ Faux semblants Loupé au cinéma lors de sa sortie, malgré les critiques élogieuses de Mad-Movies (déjà ma bible à l'époque) et du reste de la presse. On me l'enregistre sur C+ quelques mois plus tard, je visionne la VHS une douzaine de fois et diffuse même le film en fin d'année devant les élèves de ma classe de seconde et ma prof de français. Déception : je m'aperçois tristement que je ne partage pas les même valeurs que les autres, et qu'ils se révèlent totalement hermétiques à un film sans action ni gag ni romance.J'ai un an plus tard le même sentiment devant une nana qui me dit que ce qui l'a le plus gêné dans Mort à Venise, c'est "la quasi absence de dialogues". Depuis j'ai lu le bouquin, adoré crash ou Le Festin nu, et suis bien incapable de dire quel est mon Cronenberg préféré.
6/ Les Parapluies de Cherbourg Le même destin ou presque que Journal Intime. La première fois, je ne pige rien devant ce truc. C'est totalement débile. Puis je le revois, et encore, et encore. Toujours la première demi-heure qui, aujourd'hui encore, me fait un bien fou. Il monte très haut dans mon top films (probablement dans le top 5, et dans le top 3 des films français), et je retourne le voir sur grand écran au Grand Action. Nouveau choc.
Il y a forcément beaucoup de films découverts très jeunes au cinéma et revus de nombreuses fois à la télé : Conan le barbare, L'Empire contre attaque (que je croyais être le premier Star Wars à l'époque !), les James Bond, Les Dix commandements (vu deux fois au cinéma : vers 6 ans et vers 10 ans)... Mais en général, je dépasse assez peu les 4 ou 5 visions (2001, Mort à Venise, Les Gens de Dublin...).
Puis des pornos, notamment Sodomaniac 3 (lui aussi prêté par le mari de notre femme de ménage) vu de nombreuses fois malgré le glauque de l'image, des dialogues ("c'est bon mais c'est rien à côté de ce que je ressens quand tu m'encules"), des acteurs (donc Mark Wallice, ayant lui aussi choppé le sida depuis)...
_________________ Que lire cet hiver ? Bien sûr, nous eûmes des orages, 168 pages, 14.00€ (Commander) La Vie brève de Jan Palach, 192 pages, 16.50€ (Commander)
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