Déjà-vu a écrit:
Projection de Munich au Grand Action. En 35 mm.
Aujourd'hui c'était au tour d'
Amistad.
Une fois arrivé je découvre que c'est également en 35 mm, mais contrairement à la veille, cette fois la personne à la caisse prévient qu'il y aura un entracte - l'éventuelle pause pipi pouvait donc attendre.
Munich dure 2h44,
Amistad 2h35 ; à vingt minutes la bobine, j'en déduis qu'ils ont gardé un projecteur ne permettant pas d'en passer plus de sept. À cause du projecteur numérique, ils ne doivent pas avoir assez de place en cabine pour mettre un plateau horizontal dédié aux films longs - je dis ça, je n'en sais rien, je m'en remets au fait accompli. Au début du film le projectionniste tâtonne un peu mais rien d'anormal, il ajuste le cadre. Au bout de quelques minutes en revanche, il change le masque, et là le film a dû passer du format 1.85 au 1.37, mais il ajuste seulement le placement des sous-titres et garde ce masque. Me voilà donc devant un film à l'image trop haute, qui déborde par-dessus l'écran et jusque sur le rebond du plafond : hors de question pour moi de regarder le film dans ces conditions.
Je sors le signaler au projectionniste en lui expliquant humblement le problème, il retourne en cabine. Il fait à nouveau différents essais - au grand dam du public qui manifestait son agacement, par ma faute s'il on peut dire - mais revient à la situation initiale : je vois un film en "open matte", c'est-à-dire avec toute l'image impressionnée au tournage, y compris certaines parties que nous ne sommes pas censés voir, puisque
Amistad est cadré en 1.85. Impossible de me résoudre à l'idée de ne pas respecter l'intention, et de toute façon c'est trop distrayant de voir l'image déborder de l'écran - on risquait aussi de voir des perches ou des projecteurs ou que sais-je apparaître à l'image -, donc je décide de partir en prévenant le projectionniste au passage.
Il ne comprenait pas lui-même le problème et voulait retourner en cabine mais je l'en ai dissuadé sur le moment car les spectateurs n'avaient pas apprécié le deuxième changement de masque, donc je craignais qu'un troisième soit de trop pour eux - ils se foutaient peut-être de voir le film dans ces conditions, ou ne l'ont même pas remarqué, allez savoir.
Pourquoi n'y a-t-il pas de DCP pour des films de catalogue aussi importants a priori que certains Spielberg ? Et faute de DCP, pourquoi doit-on se résoudre à une copie 35 mm qui risque d'être mal projetée plutôt que de passer un Blu-ray ?
Résultat des courses : ça va finir en 4K sur Paramount+. ¯\_(ツ)_/¯