Tom a écrit:
Il peut savoir qu'il s'engage dans un boulot éprouvant, pas forcément qu'il va être managé par un trou du cul.
Faut se casser quand tu t'en rends compte alors et non prendre sur toi...sinon t'assumes.
Citation:
Mes contacts avec le monde du travail ont beau être restés très light jusqu'ici, je conçois la violence extrême qu'on peut ressentir quand le supérieur (ou simplement le contexte) te presse comme un citron, quand tout ça peut se teinter d'humiliation et de manipulation. Alors oui on peut partir, mais on sait rien de tant de choses (le mec qui tient peut-être à son boulot parce qu'il veut faire ça dans l'absolu, la nécessite de tenir en vue d'avancements futurs, etc.)
Là aussi, c'est un choix qu'il faut assumer...tu fais ce sacrifice bon bah tu fais face aux conséquences.
Citation:
et surtout je pense que vous sous-estimez grave la puissance d'un environnement psychologiquement oppressant qui s'impose comme seul horizon.
Je ne le sous-estime pas, je réfute juste le suicide comme seule solution. Alors certes c'est un constat facile à faire de là où je suis mais je persiste à croire que le suicidé était déjà psychologiquement faible (tous les ingénieurs ne se suicident pas) et qu'il est le principal responsable de son sort.
Citation:
Pour faire bref : j'ai l'impression qu'on parle du suicide ici comme d'un truc réfléchi et logique. Si le mec en vient à se suicider, y a peu de chances qu'il ait été dans un état d'esprit logique et raisonné. Reste à savoir ce qui a pu le mettre dans un état pareil, et ça là qu'on peut commencer à se tourner vers la boîte.
Ou sa famille aussi hein? Ca se trouve sa femme l'empêchait de démissionner (je fabule exprès là), etc. T'as plein de facteurs qui peuvent jouer, la boîte est pas seule responsable.
Est-ce que je cautionne ces conditions de travail? Non, je trouve ça inhumain.
Est-ce que ça dédouane le suicidé de toute responsabilité? Loin de là.
J'ai pas plus d'empathie pour lui que pour les crétins de Tibhirine.