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 Sujet du message: Satyajit Ray
MessagePosté: 11 Juin 2016, 00:44 
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longs-métrages :

la trilogie d'Apu
La Complainte du sentier/Pather Panchali (1955)
L'Invaincu/Aparajito (1956)
Le Monde d'Apu/Apur Sansar (1959)
chefs-d'oeuvres
6/6

Le Salon de musique/Jalsaghar (1958)
chef-d'oeuvre bis
6/6

La Pierre philosophale/Parash Pathar (1958)
pv

La Déesse/Devi (1960)
6/6

Trois filles/Teen Kanya (anthologie, 1961)
Rabindranath Tagore (documentaire, 1961)
Kanchenjungha (1962)

L'Expédition/Abhijaan (1962)
4,5/6

La Grande ville/Mahanagar (1963)
4,5/6

Charulata (1964)
6/6

Le Saint/Mahapurush (1965)
j'accroche nettement moins, sans doute en raison de l'enjeu principal de l'intrigue qui ne m'intéresse guère
3/6

Le Lâche/Kapurush (1965)
6/6

Le Héros/Nayak (1966)
4,5/6

Le Zoo/Chiriyakhana (1967)
Les Aventures de Goopy et Bagha/Goopy Gyne Bagha Byne (1969)
Des jours et des nuits dans la forêt/Aranyer Din Ratri (1970)
L'Adversaire/Pratidwandi (1970)
Seemabaddha (1971)
Sikkim (documentaire, 1971)

Tonnerres lointains/Ashani Sanket (1973)
4,5/6

Sonar Kella (1974)
Jana Aranya (1976)

Les Joueurs d'échecs/Shatranj Ke Khilari (1977)
5/6

Le Dieu éléphant/Joi Baba Felunath (1979)
5/6

Le Royaume des diamants/Heerak Rajar Deshe (1980)
pv

La Maison et le Monde/Ghare Baire (1984)
5/6

Un ennemi du peuple/Ganashatru (1989)
Les Branches de l'arbre/Shakha Proshakha (1990)
Le Visiteur/Agantuk (1991)

courts-métrages :

Two (1965)
The Inner Eye (documentaire, 1972)
Bala (documentaire, 1976)
Pikoor Diary (1981)
Sukumar Ray (documentaire, 1987)

téléfilm :
Délivrance/Sadgati (1981)

assistant réalisateur :
Le Fleuve (Jean Renoir, 1951)

_________________
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Dernière édition par Walt le 14 Jan 2017, 10:46, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 12 Juin 2016, 11:55 
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La Complainte du sentier/Pather Panchali (1955)
6/6

L'Invaincu/Aparajito (1956)
6/6

Le Monde d'Apu/Apur Sansar (1959)
6/6

]Le Salon de musique/Jalsaghar (1958)
6/6

La Déesse/Devi (1960)
6/6

Charulata (1964)
6/6

Le Lâche/Kapurush (1965)
5/6

Tonnerres lointains/Ashani Sanket (1973)
5/6

Les Joueurs d'échecs/Shatranj Ke Khilari (1977)
6/6

La Maison et le Monde/Ghare Baire (1984)[/url][/size]
5/6

Le Visiteur/Agantuk (1991)
5/6

Je pensais en avoir vu un peu plus. Le Monde d'Apu est l'un de mes films préférés.

Citation:
assistant réalisateur :
Le Fleuve (Jean Renoir, 1951)


Il a juste aidé à faire les repérages il me semble.

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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 12 Juin 2016, 12:31 
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L'Invaincu/Aparajito (1956)
4.5/6 Je crois que je suis peu sensible aux films initiatique sur l'enfance en tant que genre, mais le fait de n'avoir vu que le volet central de la trilogie m'incite sans doute à le sous-évaluer.

Le Salon de musique/Jalsaghar (1958)
6/6

Charulata (1964)
5/6
Je ne lui mets pas plus uniquement parce que "Tonnerres lointains" et "La Maison et le Monde" l'approfondissent.
Madhabi Mukherjee est impressionnante (tout comme la scène de la balançoire).
Le fil a aussi un côte bergmanien, en plus féministe.


Des jours et des nuits dans la forêt/Aranyer Din Ratri (1970)
6/6. Le premier Ray que j'ai vu. Cela m'a donné une image à la fois exemplaire (c'est son film le plus directement politique, et où le jugement politique sur ses contemporains est aussi un jugement moral, alors que souvent un hiatus existe au contraire) et biaisée de son oeuvre (c'est une comédie -genre assez rare chez lui je crois- et même une comédie sexuelle à la Lubitsch sur la génération des 68ards). Ray fait dans ses films, et celui-ci en particulier, une critique extrêmement ferme et articulée du nationalisme hindou et du système de castes courageux (ses films les saisissent tout deux en tant qu'idéologies à différent moment du XXème siècle)

L'Adversaire/Pratidwandi (1970)
5/6
Le pendant dramatique des Jours et des Nuits, sur un jeune homme issu d'un milieu populaire qui croit voir dans le mouvement gauchiste un allié (non pas pour lutter, mais pour connaître une promotion sociale au mérite), mais s'enfonce seul. Très bon mais plus classique (côté film noir urbain sur les luttes des années 70 à la Solo de Mocky, même si le film est moins hyperbolique) que "des Jour et des Nuits".

Tonnerres lointains/Ashani Sanket (1973)
6/6
Peu de films ont filmé la paysannerie d'une telle manière. Ray la montre dans sa spécificité, mais en même temps dans ce qui la rattache à la même culture que celle des classes dominantes, et il échappe ainsi au vérisme populiste d'une Bertolucci. L'instituteur et sa femme ont la même histoire d'amour que "Charulata" ou "la Maison et le Monde"). La grande constante de Ray: le mari croit devoir émanciper sa femme, qui en sait déjà plus que lui sur le monde et détient déjà un pouvoir politique, et en fait l'expose à la mort. Il confond la préparation d'une lutte avec l'acceptation d'une reconnaissance dont le développement précède en fait l'intrigue montrée.

La Maison et le Monde/Ghare Baire (1984)
5.5/6


A signaler aussi qu'il a fait la BO de beaucoup de ses films (mais pas "la Salon de Musique" justement)


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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 08 Aoû 2016, 15:22 
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Vu "les Joueurs d'Echec". Je pensais ne plus pouvoir être surpris par Ray et cela a été un choc! Le film pousse encore plus loin la situation du Salon de Musiquen ce qui est une gageure 6/6

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On sent l'influence de Renoir (c'est une sorte de "Règle du Jeu" avec la colonisation britannique à la place du fascisme) et le début est étonnant (il raconte la mainmise des Anglais sur l'Oudh et les fastes du derniers rois de Lucknow entre Paradjanov et les dessins animés psychédéliques de Terry Gillian) et le film a sans doute énormément influencé le cinéma d'HHH (et Bertolucci pour le Dernier Empereur), la scène extraordinaire chez la Reine-Mère assiégée dans son palais, où le travelling perce le voile qui isole la souveraine, finalement lui restitue sa puissance au moment où elle capitule, la manière de lier "grande histoire" et l'esthétisation de rapports sexuels en fait assez saumâtres et crus, c'est les Fleurs de Shangaï ou The Assassin. Ray décentre aussi son cinéma , il est visiblement fasciné par la culture musulmane de Lucknow (le film fait un peu un dyptique avec "la Maison et le Monde"), qui n'est pas tout à fait la sienne, c'est un de ses rares films hors du Bengale, et voit dans la décadence et l'affaissement morbide du dernier roi de Lucknow, Nawab Wajid Ali Shah, une forme de résistance nationale paradoxale.
C'est aussi un de se ses plus drôles et les plus noirs. Quelque chose dans la perversion et la cruauté repues et régressives des deux joueurs qui recherchent le meilleurs endroit pour s'enfermer , utilisent leur richesse pour se cacher et s'auto-détruire, humilient leur superbes épouses et se laissent humlier par d'odieuses marâtres fait penser à Salo de Pasolini (on retouve dans le film une l'équivalent de Charulata, mais persécutée et rabaissée). Ceci dit Ray filme l'épuisement de cette pulsion de mort, là ou Pasolini la présente comme le dernier mot du pouvoir (cela n'est pas plus optimiste pout autant). Il applique à la noblesse indienne du début du XIXème siècle le même type de critique que celle de Pasolini ou Ferreri sur la bourgeoisie européenne (la crise qu'ils vivent est déjà moderne, le peuple est à la fois aliéné et le seul légitimateur possible et défaillant de celui qui le domine) .

Mise en scène et interprétation superbes (sans doute le plus beau Ray en couleur). Le plus grand cinéaste de la deuxième moitié du XXème siècle?

J'ai aussi appris que les Indiens nous prenaient pour des imbéciles à cause de notre manière de jouer aux échecs (l'ouverture du pion sur deux cases et le changement des pièces qui ont traversé le damier en reine est une hérésie à leurs yeux, qui résume bien l'impérialisme capitaliste occidental, à la fois pour sa part assumée et inconsciente)


Dernière édition par Gontrand le 08 Aoû 2016, 17:44, édité 11 fois.

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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 08 Aoû 2016, 15:35 
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Gontrand a écrit:
Le plus grand cinéaste de la deuxième moitié du XXème siècle?


Ca je sais pas. Mais un grand film, oui...

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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 08 Aoû 2016, 19:19 
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Gontrand a écrit:
qui résume bien l'impérialisme capitaliste occidental, à la fois pour sa part assumée et inconsciente


En quoi ?

Le problème des échecs c'est que c'est un jeu où plus on y joue, plus l'éventail du nombre de parties jamais jouées se rétrécit, et donc à très haut niveau il tend de plus en plus vers la nulle, ce qui fait que c'est un sport que se meure petit à petit, à force de le pratiquer. D'où peut être la nécessité d'inventer de nouvelles règles. Et puis j'ai quand même l'impression que les grands champions aux échecs tels qu'ils sont pratiqués aujourd'hui sont surtout soviétiques et, justement, indiens alors est-ce qu'il faut vraiment en faire un symbole du monde occidental ?


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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 08 Aoû 2016, 21:16 
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Dans le film c'est un vieux notable qui explique aux deux joueurs l'histoire du jeu (en affirmant qu'il a une origine indienne, ce à quoi l'un des deux sceptiques "ha bon ce n'est pas perse", la question est d'emblée nationale) et sa récupération par les Européens. Le notable dit amérement qu'ainsi le jeu devient aussi rapide que le train ou le télégraphe qui va immanquablement annoncer la destitution du roi de l'Oudh. C'est la seule fois du film où le cynisme des deux joueurs n'a rien à objecter et qu'ils laisse voir un sentimement politique un peu sincère, et c'est un peu comme le train dans "Il Etait une fois dans l'Ouest". A ce moment la discussion est houleuse (le notable essaye d eculpabilsier les joueurs), mais tous commencent à bien se bidonner quand on leur explique la manière européenne. C'est clairement une revanche nationale. Sinon le film s'intéresse assez peu aux parties (toutes interrompues très vite par des quiproquo sexuels), et au jeu en tant que tel, mais plutôt sur la manière dont elles sont investies, et la descente des deux amis vers des endroits de jeu de plus en plus improbables, qui les amène à sortir involontairement de la ville et à aller au devant des troupes anglaises quie à être potentillement confondus avec des résistants potentiels.


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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 08 Aoû 2016, 22:36 
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OK merci pour les précisions.

C'est intriguant, j'avais adoré Le salon de musique (comme tout le monde) donc j'essayerai de voir celui-là aussi


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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 08 Aoû 2016, 23:20 
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En fait le titre hindi est Shatranj Ke Khiladi et ce n'est pas tout à fait les échecs mais une sorte de prototype du jeu: https://en.wikipedia.org/wiki/Shatranj . Le centre du film est plutôt le duel à distance entre le général anglais (Attenbourogh) et le roi ( Amjad Khan) qui a un moment des vélléités de tenir tête aux Anglais mais comprend qu'ils lui préparent une guerre "moderne", et les joueurs sont une sorte de contrepoint grimaçant qui envahit le film, mais je vais arrêter de spoiler. Il y a un acteur génial, Tom Alter, l'interprète du général.


Dernière édition par Gontrand le 08 Aoû 2016, 23:30, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 08 Aoû 2016, 23:21 
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Mickey Willis a écrit:
(comme tout le monde)


Sauf Tom.






Bon débarras.

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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 09 Aoû 2016, 10:38 
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Vu le documentaire de Shyam Benegal sur S. Ray (le bonus du DVD Carlotta des Joueurs d'Echec), il y a un making of impressionnant du début "la Maison et Monde".

Ray comme illustrateur jeunesse, de pub, puis de ses propres story-board. Il devait aussi concevoir la police de caractère de certaines publicités.

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(http://www.maamatimanush.tv/articles.php?aid=719 )

Et les dessins de son père Sukumar Ray, qu'il n'a pratiquement pas connu (dans le film de Benegal il dit que personne ne l'a percé)

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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 11 Aoû 2016, 11:01 
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-Que ce soit dans ses films historiques ou bien contemporains, Ray filme souvent (toujours?) des processus d'aliénation en train de se produire (il est négativement marxiste), à la fin du film, les personnages ont oublié quel était leur état avant cette aliénation: insatisfaisant mais supportable, organisé dans un ordre politique rationnel et oublié. Le réalisateur éprouve à leur place la nostalgie pour ce qu'ils ont perdu. Le film s'interrompt souvent en ne montrant pas leur mort, mais en en faisant le récit inéluctable (les deux sadiques des Joueurs, au contraire simulent involontairement cette mort, avant de la craindre réellement, en s'apercevant qu'ils auraient dû être blessés mais ne le sont pas, mais annulent ainsi le film). En fait son cinéma ne peut atteindre une pertinence politique qu'en "consommant" et épuisant la conscience politique de ses personnages.

-il montre un processus où le colonialisme ou l'impérialisme s'attaquent à ce qui, dans la vieille culture indienne défaite, n'était pas symbolique mais matériel, et après l'avoir évincée en conserve uniquement la part symbolique, créant un ésotérisme exotique. La rationnalité s'use, mais pas le symbole. D'où peut-être son intérêt nostalgique pour le cinéma américain des McCarey et Lubitsch: ces films étaient d'emblées classiques, bien construits, "extrêmement bien ficelés" mais leur perfection positive les prive de descendance. A l'inverse, Lang et Renoir introduisent un décalage entre la forme américaine et le contenu européen, imparfait, mais qui permet la reprise et la transposition.
Ses personnages, même dans des conditions économiques et sociales arriérées, savaient lire ce monde matériel parce qu'ils leur sont extérieurs. Ainsi dans "Tonnerre lointains", la seule chose qui ancre le film dans le XXme siècle sont les avions, qui apparaissent dans le ciel commes des anges surnaturels, mais sont reliés correctement avec une guerre à l'est. Le brahmane du film développe froidement l'explication historique du signe: "c'est la guerre avec le Japon, et plus le front va s'éloigner de l'Inde plus la famine risque de durer" là où on pourrait attendre qu'il fasse preuve d'illusionisme mystique. L'instituteur rationnaliste ne le comprend pas, car chez lui, l'illusionisme est devenu une condition et non une stratégie. Il n'y aucun sens qu'on puisse lui opposer comme une contre-épreuve, juste un autre illusionisme dont la pauvreté est plus évidente et le vide connu de tous, celui des croyances villageoises, en s'attaquant à la culture populaire l'instituteur se bat sans le comprendre contre une forme esthétique (dont plus personne à l'heure de la famine n'a cure) et croyant s'opposer à un contenu ou des valeurs sociaux.

-dans 'les Joueurs d'Echec", le jeu n'est que la métaphore du complexe d'Oedipe du Roi. Au moment d'être chassé, celui-ci s'aperçoit qu'il n'a jamais eu le pouvoir, parce que sa mère ne le lui a jamais transmis, ce que les Anglais ont compris plus vite que lui. Ils lui offrent la rente que sa mère aurait dû lui donner. Ils tirent leur domination du fait de blesser le dominé dans ce dont il essaye de se défaire, et essayent ainsi de la placer hors de l'histoire . Le commentaire du jeu "les Anglais ont remplacé le ministre par la reine" veut dire aussi que les généraux Anglais ont compris que le monde du roi de Lucknow est un monde sans désir, mais pourtant rempli de culpabilité et de regrets, et qu'Oedipe est l'histoire d'un rôle plus que d'une personne, auquel ils peuvent facilement se substituer, en maintenant le même rapport avec la reine-mère que le roi déchu (ce qui rend possible cette substitution est la coïncidence de la personne qui reconnaît le pouvoir du roi avec celle qui lui donne sa valeur) .


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 Sujet du message: Re: Satyajit Ray
MessagePosté: 19 Déc 2016, 21:16 
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