David Swinton a écrit:
Film Freak a écrit:
Complètement faux. Suffit de voir comme le cinéma d'action a pris le pas sur la production, ou par exemple comment l'influence des films HK (John Woo, films de kung-fu, etc.) s'est faite ressentir...chaque période a eu ses tendances.
La franchise James Bond est un bon exemple, tu peux voir au fil des années qu'est-ce qui était à la mode en même temps...blaxploitation, aventures, SF, action violente, kung fu, etc.
Là tu parles de film de genre. Moi je te parle d'un style de film très précis qui façonne la façon dont toute une vague de films sera conçu (par exemple la vague que SCREAM a entraîné fin-90, début 2000). Actuellement, le film de super-héros, mis à part ceux par des auteurs, répondent à une tonalité, une approche, une forme, une mise en musique similaire.
Ah bon? Je croyais qu'on parlait du manque d'originalité à Hollywood, de l'abondance de remakes, de reboots, de franchises...
La conversation a commencé sur :
"C'est bon, Hollywood est entré dans l'ère de sa propre auto-parodie..."Et tes interventions aussi :
"Juste cette phrase est un bijou de surréalisme. "Columbia Pictures Says '21 Jump Street' Sequel To Shoot This Fall, 'Men In Black 4' In The Works & 'Jumanji' Getting A Reboot""
"Le jour où ils remakeront Gremlins, Goonies, et Back to the Future, Hollywood n'aura plus aucune crédibilité. Et c'est en train d'arriver de toute façon."
"Aujourd'hui, tu dénombres à peu près une dizaine de remake/reboot par année. C'est quand même inquiétant. Et le fric coule bien plus à flot qu'à l'époque du remake de The Thing, The Fly, ou de A Guy Named Joe (s'inscrivant dans une démarche d'auteur, plus qu'une démarche commerciale)."On ne parle pas de comics, on parle d'originalité et de prise de risques.
Mais sinon, comme tu dis, avant les super-héros, il y a eu les slashers. Chaque période a eu sa tendance. Les productions Bruckheimer, les productions Silver, les films de SF post-Star Wars, les films parano post-Watergate, les films de SF des années 50, etc.
Citation:
Je ne suis absolument pas contre les franchises. Surtout pas celles de Die Hard et d'Indiana Jones. Surtout quand il y a effort de continuité et qualité. En revanche, je suis contre les franchises-reboot-spin-off, à tout prix. Car à un moment donné faut passer à autre chose.
Mais dans l'absolu, je suis d'accord. On est d'accord sur la logique, c'est vénal. Maintenant, je dis juste que je trouve ça plus intéressant de juger sur pièce que de s'indigner en mettant tout dans le même sac avant même d'avoir vu le film.
Les franchises-reboot-spin off m'ont donné le meilleur Batman, le meilleur James Bond, le meilleur Star Trek...donc je me plains pas.
Evidemment, ça donne aussi The Amazing Spider-Man ou les Punisher...mais on fait pas d'omelettes sans casser des oeufs.
J'aime beaucoup Superman Returns mais c'est perfectible. On verra si le reboot à quelque chose d'intéressant à raconter, surtout s'il est chapeauté apr des cinéastes avec un style personnel comme Nolan et Snyder.
Pareil pour Fantastic Four, c'est largement perfectible et Josh Trank n'est pas inintéressant.
Dans un monde où les reboot/remake/spin off/suite/franchise peuvent être bonnes et même excellentes alors que des films "originaux" comme tout ce que fait Adam Sandler par exemple puent davantage la formule et la fainéantise, je refuse de voir les choses avec manichéisme et pessimisme.
Je pourrais même aller plus loin en parlant des conséquences bénéfiques des franchises en question : par exemple, sans Batman Begins et The Dark Knight, pas de Inception, aka un gros blockbuster de 200M$ de budget réalisé par un auteur à partir d'un scénario original et plus exigeant et moins classique que d'autres blockbusters "originaux" (cf. Avatar).