Baptiste a écrit:
L'intro avait été critiquée par pas mal de monde sur le côté "on nous a vendu du monde ouvert, on a un tunnel dirigiste de plusieurs heures", mais perso c'est ce qui m'a le plus bluffé pour l'instant, j'imagine que le travail sur la neige y est pour quelque chose.
Mais maintenant que je suis en monde ouvert, je suis moins à fond. On part depuis le camp vers plusieurs missions plus ou moins intéressantes... C'est raconté de façon assez classique, pour un discours classique sur le devenir des cowboys dans une société de plus en plus civilisée... Moui.
Je vais encore donner une grosse session au jeu parce que j'imagine qu'on atteint une masse critique où la galerie de persos prend vie, que ça s'intensifie. Mais je suis pas sûr d'être si client d'un open world far west, finalement. Ou alors le problème c'est Rockstar qui maintenant que j'y pense ne m'a jamais passionné (commencé et abandonné les deux derniers GTA et RDR1). Je trouve par exemple les thèmes brassés par CD Projekt bien plus intéressants.
L'intérêt principal du jeu c'est le délitement des liens entre les personnages. Ce lien met du temps à s'incarner au fil des missions. Le souvenir du 1 (qui se passe je ne sais plus combien d'années après) contribue aussi a accélérer la montée en puissance de la charge émotionelle, mais comme tu n'y a pas joué... Le lien entre le joueur et Arthur joue aussi pour beaucoup, tu passes pas mal de temps à jouer à la poupée avec lui et le sentiment d'abandon et de dépossession qui guette prend un petit côté meta.
Parce qu'effectivement, tout le reste (cowboys vs. monde moderne, capitalistes vs. collectivistes, indiens expropriés etc.) c'est de la soupe recyclée qui ne vole pas haut.