
à force de lire qu'apple poursuivait l'âge d'or des séries tout seul, à bout de bras, dans l'indifférence générale, j'ai donc décidé de me tenir un peu au courant.
et si j'ai bien compris ça a cartonné aux emmys, la saison 2 arrive, un vrai petit carton à échelle ?
et c'est tout à fait intéressant.
ça commence comme un film, l'incarnation des films qui ne se font plus trop : mid-budget, pour adultes, histoire originale, un bon film pour le week-end. l'originalité est celle du ton, mélange très efficace d'horreur très ancrée dans la réalité et de comédie américaine très ancrée dans la réalité. ce mélange fonctionne du tonnerre, grace à l'écriture et à matthew rhys, vraiment excellent - et là encore dur de ne pas voir qu'il ya. toujours des super acteurs us qui peuvent émerger et briller, c'est juste qu'il n'y a plus un million d'opportunités au cinéma pour ça.
et après ce premier épisode qui ressemble vraiment aux 25 premières minutes d'un film en version longue, l'habitude est que ça se casse la gueule en tirant à la ligne, en allant dans le nawak total, etc (voir cape's fear).
eh bien non.
c'est conceptualisé de manière intéressante et intelligente : les deux premiers et deux derniers sont clairement de segments de films en version longue, mais les épisodes entre sont des vaguement stand-alone, évidemment liés à l'histoire, mais qui fonctionnent comme des segments. il y a un gros épisode flashback qui est un vrai mini-film style the witch (réalisé par ti west), il y a une nuit à l'hôtel...
la série a un format entre 30 et 40 minutes par épisode, en gros, ce qui est cool par rapport aux 55-70 minutes de netflix, et ça permet vraiment un visionnage pratique et très agréable dans son ensemble.
ça n'est pas un immense truc - c'est vraiment pas autre chose qu'un chouette film de divertissement mid-budget de 2005, pas de raison d'en faire une immense série de 2026 - mais c'est tout à fait cool sinon.
sinon le héros est endeuillé, mais ça a du sens narratif, et si la writing room est très inclusive (pas fait les stats précises mais je pense que c'est 50% de femmes 50% d'hommes 50% poc 50% blancs - tout le monde a été classé dans un petit fichier excell en fonction de son organe génital et de sa couleur de peau avant d'être embauché, c'est le progrès) la série est largement dé-wokisée dans le casting et les stéréotypes divers, j'ai trouvé ça intéressant.