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UBERLINKS - un film de Robert Hospyan
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Auteur:  Déjà-vu [ 06 Avr 2023, 12:37 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

N'aimant pas du tout Les Baloches (enfin sauf techniquement), j'ai tardé à voir Uberlinks car je redoutais tout simplement de reconduire l'expérience. J'ai donc attendu sa diffusion sur OCS pour me lancer en profitant d'une semaine gratuite.

Le film commence et au bout de deux minutes, je dois l'arrêter, et là je me dis :

Image


Je fais un gros blocage/rejet sur la vulgarité des propos et des idées, alors que rien ne me choque d'habitude, du coup on peut dire que Bob a le chic pour y arriver et qu'il a une certaine marque de fabrique. Quand j'entends les mecs parler de "grosse en levrette" et de "baiser une moche", que je vois qu'il me reste douze minutes, je me dis que je n'ai pas envie de subir leur compagnie plus longtemps. Je connais ta défense Bob, si tant est que tu en aies besoin, mais à mon sens tu pointes moins volontairement une forme de "masculinité toxique" que tu ne rends tes spectateurs complices en les incitant à rire avec tes personnages ou ton film (même problème pour moi dans Les Baloches). Pour le coup ce n'est, une fois de plus, pas woke du tout, et ça ne cesse pas de me surprendre. Comme dans Les Baloches donc, il y a globalement une conception de la femme et de sa sexualité (ou absence de conception de celles-ci) qui me laisse pantois. Ces propos n'engagent que moi.

Toujours est-il que j'ai quand même repris le film pour lui donner vraiment sa chance et que je ne l'ai pas regretté, à une idée près que je connaissais déjà, et qui était aussi un frein pour le voir, à savoir la première chose que l'homme invisible pense à faire pour exercer son pouvoir et qui me consterne. Sauf que, justement, tu arrives à en faire quelque chose de surprenant pour aborder le sujet de l'absence de rapports sexuels au sein d'un couple, qui est un facteur pertinent pour traiter également de la crise ou de la séparation. Twist dans le twist, cet échec à tirer profit de l'invisibilité est également lié à une forme d'altruisme et de shift dans ton récit puisque le couple de personnages principaux va servir à mettre en valeur celui que viennent à former les personnages secondaires. La sauce prend vraiment bien, que ce soit le crescendo (merci à ton compositeur d'ailleurs) ou la pointe d'émotion à laquelle tu parviens (dans un court-métrage, compte tenu du temps imparti, ce n'est pas rien).

S'agissant de l'émotion, je reste quand même sur une forme d'incompréhension du pouvoir d'aimer puisque nous l'avons tous et que cela ne singularise pas ton personnage féminin principal conceptuellement, mais tu fais l'aveu de la niaiserie donc t'es à moitié pardonné (je dis ça sans trouver que ce soit niais). J'en viens à parler d'Anne Serra qui est à mon sens l'atout majeur de ton film, elle est vraiment excellente et rayonnante, on doit beaucoup lui dire mais elle m'a fait penser à Charlotte Le Bon. Je le dis d'autant plus que ça pèche un peu du côté d'Houbani, qui doit certes jouer un homme invisible.

Techniquement ton film est irréprochable, il n'y a guère que les plans en extérieur où l'éclairage est forcément moins travaillé, mais c'est nickel chrome, bravo. Au-delà de ça il faut comprendre que c'est assez brillant car cette technique concerne aussi bien ton cadre que ta structure ou ton montage. On peut rien dire d'autre que "chapeau".

Auteur:  Déjà-vu [ 06 Avr 2023, 12:37 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Putain je tombe en haut de la page, comme d'hab'.

Auteur:  Film Freak [ 06 Avr 2023, 16:01 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Déjà-vu a écrit:
Putain je tombe en haut de la page, comme d'hab'.

C'est ça qui est bon.

Déjà-vu a écrit:
Le film commence et au bout de deux minutes, je dois l'arrêter, et là je me dis :

Image

:lol:

Citation:
Je fais un gros blocage/rejet sur la vulgarité des propos et des idées, alors que rien ne me choque d'habitude, du coup on peut dire que Bob a le chic pour y arriver et qu'il a une certaine marque de fabrique.

Pourtant c'est sooooooft.

Citation:
Quand j'entends les mecs parler de "grosse en levrette" et de "baiser une moche", que je vois qu'il me reste douze minutes, je me dis que je n'ai pas envie de subir leur compagnie plus longtemps.

"Le" mec, pas "les". Nuance importante.

Citation:
Je connais ta défense Bob, si tant est que tu en aies besoin

Non, j'assume que ce sont des propos que je pourrais tenir. Mais...

Citation:
mais à mon sens tu pointes moins volontairement une forme de "masculinité toxique" que tu ne rends tes spectateurs complices en les incitant à rire avec tes personnages ou ton film

...je les invite (et pas incite, nuance encore) à rire du raisonnement, appliquant un postulat fantastique à la réalité du sexe et du dating. Et non pas à rire d'une meuf hypothétique.

Citation:
(même problème pour moi dans Les Baloches)

Où la moindre présomption sur la sexualité de la fille de la part d'un personnage est dénoncée par l'autre personnage.

Citation:
Pour le coup ce n'est, une fois de plus, pas woke du tout

Je ne prétends pas l'être mais je pense que les choses sont beaucoup moins binaires que ça.

Citation:
Comme dans Les Baloches donc, il y a globalement une conception de la femme et de sa sexualité (ou absence de conception de celles-ci) qui me laisse pantois.

En l'occurrence, ce sont des mecs mais tout ce qu'ils disent (enfin que Jonathan dit) aurait pu être dit par des meufs au sujet d'un mec potentiel sur un site de rencontres (de gens avec super-pouvoirs). "C'est un gros/c'est un moche." ou même "Tu veux une grosse bite? Il a une grosse bite."
Mais, comme dans Les Baloches, c'est parce qu'on est sur deux personnages qui spéculent sur l'inconnu effrayant. C'est le même principe. Jadis, c'était "mais comment qu'on fait quand on fait un plan à trois, j'ai peur" et là c'est "mais comment qu'on fait quand on sait pas c'est quoi le pouvoir de l'autre, j'ai peur". "L'absence de conception" est inhérente. L'Autre n'est pas, à ce stade, une personne mais juste un reflet de angoisses du protagoniste.

Citation:
Toujours est-il que j'ai quand même repris le film pour lui donner vraiment sa chance et que je ne l'ai pas regretté, à une idée près que je connaissais déjà, et qui était aussi un frein pour le voir, à savoir la première chose que l'homme invisible pense à faire pour exercer son pouvoir et qui me consterne.

Faux depalmiste.

Citation:
Sauf que, justement, tu arrives à en faire quelque chose de surprenant pour aborder le sujet de l'absence de rapports sexuels au sein d'un couple, qui est un facteur pertinent pour traiter également de la crise ou de la séparation. Twist dans le twist, cet échec à tirer profit de l'invisibilité est également lié à une forme d'altruisme et de shift dans ton récit puisque le couple de personnages principaux va servir à mettre en valeur celui que viennent à former les personnages secondaires. La sauce prend vraiment bien, que ce soit le crescendo (merci à ton compositeur d'ailleurs) ou la pointe d'émotion à laquelle tu parviens (dans un court-métrage, compte tenu du temps imparti, ce n'est pas rien).

Emoji mains jointes.

Citation:
S'agissant de l'émotion, je reste quand même sur une forme d'incompréhension du pouvoir d'aimer puisque nous l'avons tous et que cela ne singularise pas ton personnage féminin principal conceptuellement,

Mais...mais...that's the whole point! Elle n'a pas de pouvoir! Le pouvoir qu'elle a, on l'a tous! C'est ça qui est beau!

Citation:
mais tu fais l'aveu de la niaiserie donc t'es à moitié pardonné (je dis ça sans trouver que ce soit niais)

Parce que tu sais que c'est beau.

Citation:
J'en viens à parler d'Anne Serra qui est à mon sens l'atout majeur de ton film, elle est vraiment excellente et rayonnante, on doit beaucoup lui dire mais elle m'a fait penser à Charlotte Le Bon.

Qui vient de lui souffler le rôle de Niki de Saint Phalle (Anne n'était pas en lice mais c'est son sosie).

Citation:
Je le dis d'autant plus que ça pèche un peu du côté d'Houbani, qui doit certes jouer un homme invisible.

Miskine Houbani dans ce topic.

Citation:
Techniquement ton film est irréprochable, il n'y a guère que les plans en extérieur où l'éclairage est forcément moins travaillé

Où il a même été handicapé par un soleil débarqué plus tôt que prévu.
Ce sont les plans sur lesquels on a le plus bossé en étalo.
Après, je voulais délibérément une image plus "naturelle" pour cette scène-là.

Citation:
mais c'est nickel chrome, bravo. Au-delà de ça il faut comprendre que c'est assez brillant car cette technique concerne aussi bien ton cadre que ta structure ou ton montage. On peut rien dire d'autre que "chapeau".

<3

Merci pour ce retour détaillé. Et pour avoir repris après les 2 premières minutes. :D

Auteur:  Film Freak [ 11 Avr 2023, 14:56 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

UBERLINKS est sélectionné pour la 26ème édition de DÉTOURS EN CINÉCOURT de Saint-Geniès-Bellevue.

Le film sera projeté lors de la séance "les enfants sont couchés" qui aura lieu le mercredi 7 juin 2023.


Rep à ça, Frémaux.

Auteur:  Qui-Gon Jinn [ 11 Avr 2023, 15:55 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Film Freak a écrit:
Rep à ça, Frémaux.
Il préfère la séance "les enfants sont touchés".

Auteur:  Film Freak [ 11 Avr 2023, 17:01 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

No notes.

Auteur:  Film Freak [ 26 Mai 2023, 08:12 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Le film est également sélectionné au festival de L'Isle-Adam et à Hallucinea.

Auteur:  Mickey Willis [ 27 Mai 2023, 01:23 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Ah y'a ma sœur à côté de l'Isle d'Adam. Première fois que je vois quelqu'un parler de ce bled sans être de ma famille.

Auteur:  Cosmo [ 27 Mai 2023, 06:19 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Michel Legrand Y faisait son marché tous les dimanches matin.

Auteur:  Film Freak [ 06 Juil 2023, 15:53 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan


Auteur:  Arnotte [ 06 Juil 2023, 16:15 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Waow, top ça!!

Auteur:  Art Core [ 07 Juil 2023, 09:06 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

J'espère qu'ils invitent l'équipe :o.

Auteur:  Film Freak [ 07 Juil 2023, 09:10 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Malheureusement, s'ils proposent des arrangements avec les hôtels partenaires, ils ne défraient pas le voyage.
C'est con, je pouvais être logé chez un pote, c'est l'avion le souci.

Auteur:  Art Core [ 07 Juil 2023, 09:18 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

Oui prévisible, mais ça fait cher la projo.

Auteur:  Film Freak [ 07 Juil 2023, 09:20 ]
Sujet du message:  Re: UBERLINKS - un film de Robert Hospyan

J'aurais adoré avoir les réactions post-projo en québecois.

"C't'eun film euncrouyâââble lô dzi dzonc!"

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