
rude et douloureuse déception.
une série canal formatée pour l'inter, largement en anglais, réalisé par thierry poiraud dont je viens d'aimer la réalisation sur les sentinelles, thématique spatiale et avec 2 éléments super forts : ça se passe autour de l'iss, donc hyper intéressant avec l'équipe internationale, et ça se déroule au kazakhstan, donc décors naturels très impressionnants et hyper rares.
au final :
- incarnation du drame des "mini-séries" qui sont surtout des films artificiellement étirés. ça dure 6h, alors que ça ferait un film tout à fait carré de 2. ils ne gèrent pas ça en multipliant les intrigues mais en les étirant sans fin, une narration de baby steps épuisante, des bizarreries narratives uniquement pour gagner du temps... vraiment faire volontairement un mauvais scénario alors qu'il fut un temps où c'était exactement la discipline de faire rentrer ça en 2 heures qui faisait l'art des grands et bons scénarios.
- incarnation aussi de l'usine à série télés... ça a l'air d'être un des gros projets de l'année et au final c'est sorti dans l'indifférence, probablement vendus à droite à gauche, diffusé sur les canal divers, et tout dans la série pue le flux, la production un peu industrielle d'images. il n'y a plus aucun style de poiraud - n'importe qui aurait pu filmer ça comme ça. tout l'aspect enquête (très léger, mais on découvre des cadavres d'astronautes sur terre alors que ces derniers sont censés être dans l'iss) est vu et revu, avec un petit aspect intéressant de flics qui font une enquête avec 0 balles de budget et une corruption généralisée, mais c'est l'usine quoi. c'est un peu tristoune.
- et c'est donc aussi un truc métaphysique sur l'espace (les astronautes dans l'iss sont donc aussi morts sur terre) et les trucs métaphysiques dans l'espace ça me clc royalement, d'autant qu'ils étirent sans fin et artificiellement la résolution - qu'on avait bien vu venir depuis 3 ou 4 heures.
bref, j'étais fort déçu, je me suis franchement ennuyé... qui-gon regarde le premier épisode des séries, moi je suis incapable de ne pas finir donc je suis allé au bout mais c'était pénible.