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Brick (Rian Johnson - 2005)
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Auteur:  Film Freak [ 18 Avr 2006, 06:48 ]
Sujet du message:  Brick (Rian Johnson - 2005)

Recompense a Sundance, BRICK etait passe a Deauville...premiere annee que j'y allais pas et je lisais les resumes et dans les films independants, c'etait le seul qui m'interessait..."un lyceen mene l'enquete sur la mort de sa petite amie"...voila ce que disait le pitch...
Et c'etait deja ce qui m'avait attire a l'epoque...je me rappelle que Karloff en avait dit du bien, puis les affiches sublimes ont debarques sur le net et de bons echos accompagnent la sortie...du coup, vu que je suis sur place et qu'il vient de sortir...

Et c'est tres bon. Un peu decevant sur la toute fin ou ca se complique pour rien mais sinon, c'est bon...

Rian Johnson a fait ses etudes de cine avec Lucky McKee, realisateur de MAY dont Johnson signe le montage (leur chef op est le meme egalement) et meme si les sensibilites de MAY et BRICK ne sont pas les memes, on sent cette meme volonte de creer un univers a part sans jouer la carte du "je me demarque avec un film chelou".

Avec ce premier long, Johnson offre une variation sur le film noir. Enfin pas vraiment. Parce qu'a part le fait que ca se passe de nos jours et parmis des lyceens, ca reste un pur film noir.
Les codes sont respectes et sans jamais etre traites au second degre.
Je veux dire, on est pas dans BUGSY MALONE la...

Quand c'est drole, c'est generalement de par l'univers quelque peu decale (tous les personnages ou presque sont des marginaux, ils ont tous ou presque un langage a eux, des expressions originales qui sont les leurs, etc) ou tout simplement par subtiles touches d'humour...jamais de blagues conscientes du genre, ni de petite mise en abyne ou quoi, pas de clins d'oeil au spectateur averti...

La grande reussite de BRICK est d'etre constamment ancre dans la realite, ou du moins d'avoir une credibilite a toute epreuve.

Pour ce qui est de la mise en scene, c'est tres soigne...comme chez McKee, on note un gout pour les cadres droits, les belles images, pas de stereotypes filmiques du cinema independant...cependant, la forme n'est pas juste illustrative...Johnson confere une ambiance particuliere a son film evoluant entre melancolie (plans fixes qui se languissent) et determination (millimetrisme du cadre, mouvements droits, rectilignes).
En bon monteur qu'il est, Johnson sait comment rythmer ses scenes...le film est tres bien monte...

C'est vraiment dommage que l'intrigue tende a se densifier inutilement dans le dernier acte...mais l'univers (les personnages, le langage, le style) est assez attachant pour laisser un bon souvenir.

4,5/6

Auteur:  Film Freak [ 19 Mai 2006, 20:11 ]
Sujet du message: 

BRICK A BRAC

Récompensé a Sundance, sélectionné à Deauville, Brick n’a rien à voir avec l’archétype du film indépendant. En lieu et place des habituelles histoires de familles qui se déchirent, de couples adultères et autres mères célibataires héroïnomanes, ce premier long métrage de Rian Johnson est un rêve devenu réalité. Le fantasme de tout réalisateur amateur qui a un jour voulu faire un film « pour de vrai » avec ses potes et a inévitablement signé un court métrage plus que maladroit où des adolescents de 15 ans jouent des flics et des gangsters. Brick, c’est ce même film mais en réussi. Incroyable pari que celui de Johnson, à savoir de signer un véritable film noir, avec tout ce que le genre comprend de règles et autres clichés, dans un milieu scolaire, ici un lycée de Californie. Audacieux et malin, l’essai de Johnson est un petit bijou. Un film à part, avec ses référents mais également sa sensibilité propre. Lorsqu’on apprend que le cinéaste a suivi ses études de cinéma aux côtés de Lucky McKee (May, avec Johnson au montage), on n’est pas vraiment surpris. L’un comme l’autre, les deux jeunes auteurs ont cette volonté de créer un univers particulier, différent, à partir de codes préétablis, sans jouer la carte facile du film « chelou » cherchant superficiellement à se démarquer du reste de la production.


NOIR C’EST NOIR

Brick n’a rien de facile. La démarche ne Johnson n’est pas de proposer une variation sur le film noir, comme peuvent l’être Memento ou Minority Report par exemple, qui modernisent le genre par le biais d’une narration à rebours ou de la science-fiction. L’action se situe de nos jours et le lieu-clé est un lycée, mais hormis cela, l’œuvre est un pur film noir. Il faut voir comment Johnson parvient à déceler l’équivalent des figures récurrentes du genre parmi les lycéens. A commencer par notre antihéros, Brendan (excellent Joseph Gordon-Levitt), symbolisant l’individu en marge du système, qui ne joue pas le jeu imposé par les conventions teen, à savoir viser la popularité, faire partie d’un groupe, etc. Ainsi, de la femme fatale (une jeune femme manipulatrice, qui fréquente divers « clans ») à l’allié informateur (un nerd observateur) en passant par les forces de l’ordre (le proviseur qui traite le protagoniste comme un indic), Johnson s’approprie les canons de base sans jamais les traiter au second degré. On n’est pas dans Bugsy Malone. Si le film ne manque pas d’humour, c’est par le biais de son univers décalé, caractérisé par des protagonistes presque tous marginaux, un jargon spécifique, des expressions originales qui sont les leurs uniquement, etc. Le film n’est jamais conscient de lui-même, évitant les blagues référentielles à la Scream, de clins d’œil au spectateur averti, ou une quelconque mise en abyme superflue.


SANS BRICK, T’AS PLUS RIEN

La grande réussite de Brick est d’être constamment ancré dans la réalité. L’ouvrage témoigne d’une crédibilité à toute épreuve. Rien que le soin apporté à la mise en scène confère au film un sérieux dont on ne doute jamais. Comme chez McKee, avec qui Johnson partage son directeur de la photographie, on note un goût pour les cadres droits, la belle image. Les stéréotypes filmiques du cinéma indépendant sont éclipsés au profit d’une forme qui ne se fait pas uniquement illustratrice. L’auteur instaure une ambiance envoûtante, nous faisant traverser le récit comme un rêve, son film évoluant entre mélancolie (langueur des plans fixes, des acteurs immobiles dans le champ) et détermination (cadres millimétrés, mouvements droits, rectilignes). Le réalisateur évoque notamment Sergio Leone et Stanley Kubrick comme influences sur ses choix artistiques concernant Brick. En bon monteur qu'il est, Johnson sait également comment rythmer ses scènes, la longueur de chaque plan, où couper, etc. Il est donc d’autant plus dommage de constater un certain relâchement dans le dernier acte durant lequel l’intrigue se densifie quelque peu et complique inutilement le dénouement du film. Au demeurant, l’univers (des personnages au style en passant par le langage) est assez attachant pour laisser une marque. Si les distributeurs français parviennent à égaler la promotion étonnamment bien gérée outre-Atlantique, peut-être que ce joyau saura s’extraire de la masse informe de sorties bazardées au mois d’août afin de rencontrer son public. On compte sur vous, allez voir Brick.

5/6

Auteur:  Film Freak [ 16 Aoû 2006, 13:39 ]
Sujet du message: 

Donc c'est sorti aujourd'hui et pour ce qui est de Paris, il passe dans des bonnes salles donc allez-y!!!

Auteur:  Noony [ 16 Aoû 2006, 14:21 ]
Sujet du message: 

Film Freak Returns a écrit:
Donc c'est sorti aujourd'hui et pour ce qui est de Paris, il passe dans des bonnes salles donc allez-y!!!


Tu m'as donné envie fils.

J'irai.

Auteur:  Noony [ 16 Aoû 2006, 21:22 ]
Sujet du message: 

Petit diamant un peu gaché que ce Brick.

Tout y est: le détournement du film noir adapté au milieu lycéen. Ca, c'est vraiment excellent. Marlowe est là, la femme fatale est là, l'assistant est là, le "Thug" est là, le parrain avec sa canne est là... Tout ça et tout le début, c'est clap clap: mise en scène inventive, cadrages précis (et souvent assez magistraux... Ca sent Lynch et Kubrick), jeu d'acteur au taquet... Ca sent le petit bijou indé américain.

Et puis je trouve que sur le scénario, et notamment le dénouement, long, patine un petit peu. Ca devient super explicatif, pas très bien rythmé. Le film a 20 minutes de trop. Et c'est vraiment vraiment dommage.

Mais ça reste assurément à voir.

Auteur:  Film Freak [ 17 Aoû 2006, 09:29 ]
Sujet du message: 

Noony a écrit:
Petit diamant un peu gaché que ce Brick.

Tout y est: le détournement du film noir adapté au milieu lycéen. Ca, c'est vraiment excellent. Marlowe est là, la femme fatale est là, l'assistant est là, le "Thug" est là, le parrain avec sa canne est là... Tout ça et tout le début, c'est clap clap: mise en scène inventive, cadrages précis (et souvent assez magistraux... Ca sent Lynch et Kubrick), jeu d'acteur au taquet... Ca sent le petit bijou indé américain.

Et puis je trouve que sur le scénario, et notamment le dénouement, long, patine un petit peu. Ca devient super explicatif, pas très bien rythmé. Le film a 20 minutes de trop. Et c'est vraiment vraiment dommage.

Mais ça reste assurément à voir.


Voilà entièrement d'accord...t'es séduit tout le long, y a un univers vraiment original, attrayant, puis ça s'empêtre sur la fin inutilement en plus, c'est ballot.

Auteur:  Cosmo [ 17 Aoû 2006, 09:35 ]
Sujet du message: 

Sympa sans plus... L'utilisation des codes du film noir, c'est pas mal. Puis j'aime bien ce petit monde, cette petite mafia, au sein des étudiants...

Mais bon, ça casse pas des briques... J'aurais mieux fait d'aller voir le Gondry.

3/6

Auteur:  Film Freak [ 17 Aoû 2006, 09:40 ]
Sujet du message: 

Cosmo a écrit:
Mais bon, ça casse pas des briques...


Wouhouhouuuu...

Citation:
3/6


Ah ouais, t'as pas eu de bol toi hier hein...

Auteur:  Cosmo [ 17 Aoû 2006, 10:18 ]
Sujet du message: 

Film Freak Returns a écrit:
Cosmo a écrit:
Mais bon, ça casse pas des briques...


Wouhouhouuuu...


Lol, même pas fait gaffe.

Film Freak Returns a écrit:
Citation:
3/6


Ah ouais, t'as pas eu de bol toi hier hein...


Soirée chiante... Night of the living 3/6

Auteur:  Noony [ 17 Aoû 2006, 10:47 ]
Sujet du message: 

500.000$ de budget.

On devrait en prendre de la graine!

Auteur:  Neville [ 27 Aoû 2006, 12:12 ]
Sujet du message: 

Quelle belle découverte !

Le film noir dans un milieu lycéen... belle idée !

Le réalisateur du film disait qu'on présentait toujours l'univers des ados comme un truc un peu drôle, hors, pour eux, rien n'est drôle, ils le vivent à fond.

Tous les codes du film noir sont là... magnifique.

le scénariste/réalisateur est à suivre de près.

Le comédien principal est très bon. Il fera Superman dans 5 ans.

Auteur:  Film Freak [ 27 Aoû 2006, 13:03 ]
Sujet du message: 

Neville a écrit:
Il fera Superman dans 5 ans.


T'as craqué toi...
C'est un Superman Dean Cain lui...visage rond, basané, trop brun...

Auteur:  Neville [ 28 Aoû 2006, 09:57 ]
Sujet du message: 

Film Freak Returns a écrit:
Neville a écrit:
Il fera Superman dans 5 ans.


T'as craqué toi...
C'est un Superman Dean Cain lui...visage rond, basané, trop brun...



Tu t'es pris pour le Avi Arad de DC ?

C'est Superman si je veux !

Auteur:  Jericho Cane [ 03 Sep 2006, 20:25 ]
Sujet du message: 

Même s'il en est fallu de peu pour être un vrai coup de maître, Brick reste un brillant exercice de style, à la fois speed et mélancolique. On y sent une certaine idée de cinéma, et la modernisation du film noir est assez audacieuse. Rian Johnson est un cinéaste à suivre.

5/6

Auteur:  Barry [ 01 Oct 2006, 01:48 ]
Sujet du message: 

Mise en scène léchée et classe grâce, entre autre à un certain don pour le cadrage et le montage, ce qui donne au film un cachet et une atmosphère bien particulière ... mais cela ne sauve malheureusement pas le reste et ses personnages clichés empiétrés dans des situations artificelles juste prétextes à faire un exercice de style. Déception donc.

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