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E.T. est un film dégueulasse qui pervertit le cinéma
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Auteur:  Film Freak [ 07 Fév 2008, 14:34 ]
Sujet du message: 

Billy Budd a écrit:
Ah, ce n'est pas le souvenir que j'en ai, je peux évidemment me tromper, mais il me semble que sa fille accourt mais que sa femme reste dans l'embrasure de la porte avec son nouveau mari et le fils apparaît derrière, mais ne rejoint pas son père, non ?


Il arrive vers l'immeuble en portant sa fille.
La mère ouvre la porte. On voit les parents de la mère derrière.
La fille accourt vers la mère, qui dit merci.
Le père reste au loin. Le fils sort de l'immeuble et accourt vers le père qui, étonné de le voir vivant, pause d'abord ses mains sur ses épaules puis le serre dans ces bras après qu'il ait dit "papa" (alors qu'il l'appelle "Ray" dans le reste du film).

Auteur:  Ozymandias [ 07 Fév 2008, 14:39 ]
Sujet du message: 

Film Freak a écrit:
Il arrive vers l'immeuble en portant sa fille.
La mère ouvre la porte. On voit les parents de la mère derrière.
La fille accourt vers la mère, qui dit merci.
Le père reste au loin. Le fils sort de l'immeuble et accourt vers le père qui, étonné de le voir vivant, pause d'abord ses mains sur ses épaules puis le serre dans ces bras après qu'il ait dit "papa" (alors qu'il l'appelle "Ray" dans le reste du film).


Puis son fils s'énerve, ses cheveux deviennent jaune, et la Terre explose.

Auteur:  Billy Budd [ 07 Fév 2008, 14:42 ]
Sujet du message: 

Film Freak a écrit:
Il arrive vers l'immeuble en portant sa fille.
La mère ouvre la porte. On voit les parents de la mère derrière.
La fille accourt vers la mère, qui dit merci.
Le père reste au loin. Le fils sort de l'immeuble et accourt vers le père qui, étonné de le voir vivant, pause d'abord ses mains sur ses épaules puis le serre dans ces bras après qu'il ait dit "papa" (alors qu'il l'appelle "Ray" dans le reste du film).


OK, merci, ma mémoire défaille

Auteur:  Film Freak [ 07 Fév 2008, 14:47 ]
Sujet du message: 

Billy Budd a écrit:
Je le reverrai, mais de toute façon, il demeure clairement extérieur à cette famille


Ah je suis d'accord...le film ne parle pas tellement de famille mais de paternité...de toute façon, la mère est remariée, elle attend un gosse de son nouveau mari, ce sont ses parents à ELLE que l'on voit à la fin, etc...l'arc narratif du père n'est pas de réunir sa famille (genre allez, on se remet ensemble) mais d'assumer son rôle de père...au début du film, c'est un gamin qui néglige ses gosses et son rôle parental, durant le film, il veut initialement les ramener à leur mère pour se débarasser d'eux, parce qu'il ne sait pas comment faire et son parcours sera justement d'apprendre, d'assumer.

De toute façon, à partir de 1989 et La Dernière Croisade, les films de Spielberg parlent souvent de réconciliation avec le père.
Jones Jr qui se plaint de l'absence de son père durant son enfance mais se rapproche de lui au cours du film.
Peter Pan qui a oublié son enfance et néglige ses enfants, qui lui en veulent, avant de devoir retomber en enfance et aller les sauver.
Alan Grant qui n'aime pas les enfants au début de Jurassic Park mais qui apprendra à les aimer au cours du récit qui le voit protéger deux enfants.
Dans Catch Me If You Can, Frank Junior garde une image illusoire de son père comme un génie tandis qu'on sait qu'il est un peu loser et après la mort de son père, il trouve une autre figure paternelle en la personne de l'agent Hanratty, initialement son adversaire puis son partenaire.
Dans Le Terminal, Viktor veut accomplir le souhait de son père à qui il a fait une promesse.
Dans Munich, le père d'Avner fut absent pendant son enfance à cause de son emploi en tant qu'agent du Mossad et à la fin du film, Avner comprendra ce qu'a enduré son père.

Avant La Dernière Croisade, les pères sont plutôt mal vus chez Spielberg, c'est l'enfant qui domine...cf. les parents hors-la-loi de Sugarland Express, le père-gamin qui abandonne sa famille pour aller dans l'espace dans Rencontres du 3e Type, le père d'Elliot qui a quitté femme et enfants pour une autre, Indy (le père) qui doit être rappellé à l'ordre par Demi-Lune (le fils) lorsqu'il torture Willie (la mère) dans le Temple Maudit, les parents de Jamie qui "perdent" leur enfant dans le Shanghai en guerre d'Empire du Soleil, etc...
Dans ces films-là, le parcours des protagonistes n'aboutit pas en une réconciliation du père avec le fils.

Auteur:  Film Freak [ 07 Fév 2008, 14:48 ]
Sujet du message: 

Ozymandias a écrit:
Film Freak a écrit:
Il arrive vers l'immeuble en portant sa fille.
La mère ouvre la porte. On voit les parents de la mère derrière.
La fille accourt vers la mère, qui dit merci.
Le père reste au loin. Le fils sort de l'immeuble et accourt vers le père qui, étonné de le voir vivant, pause d'abord ses mains sur ses épaules puis le serre dans ces bras après qu'il ait dit "papa" (alors qu'il l'appelle "Ray" dans le reste du film).


Puis son fils s'énerve, ses cheveux deviennent jaune, et la Terre explose.


Mais une fusée s'en est échapée sur la Toccata de Bach.

Auteur:  Gerry [ 07 Fév 2008, 15:02 ]
Sujet du message: 

Film Freak a écrit:
Il arrive vers l'immeuble en portant sa fille.
La mère ouvre la porte. On voit les parents de la mère derrière.
La fille accourt vers la mère, qui dit merci.
Le père reste au loin. Le fils sort de l'immeuble et accourt vers le père qui, étonné de le voir vivant, pause d'abord ses mains sur ses épaules puis le serre dans ces bras après qu'il ait dit "papa" (alors qu'il l'appelle "Ray" dans le reste du film).


En l'ayant revu récemment, j'ai été très surpris par la musique de Williams à ce moment-là, très mélancolique... L'image montre Cruise et son fils se prendre dans les bras, alors que la musique suggère plutôt un regard résigné entre Cruise et son ex-femme, genre "ok, on a sauvé la petite, mais on retrouvera pas le grand".
Après, j'irai pas à dire que c'est une fin rêvée comme certains Spielberg précédents, mais y a un truc ambigü assez intéressant. C'est pas l'extase des retrouvailles, quoi.

Auteur:  oeil-de-lynx [ 07 Fév 2008, 15:17 ]
Sujet du message: 

Elle est très étrange cette fin de toutes façons. Dès la premièr fois que je l'ai vue j'ai tout de suite pensé que le fils était mort et que Tom Cruise se l'imaginait. Manière de dire qu'il se réconcilait avec lui et qu'il avait fait le bon choix d'abandonner le fils et pas la fille.

La façon dont s'est filmé, montré, tout. Le fils sort de la maison, on a l'impression que personne d'autre ne le voit. Il est toujours habillé et barbouillé de terre exactement comme on l'a quitté, et se dirige directement verts Tom, sans vraiment de regard pour sa soeur, ni réciproquement non plus.
En plus il est filmé de profil sans qu'on voit vraiment son visage, il est plus comme un présence fantomatique.

Ca n'étaye pas le débat, je sais, mais j'étais le seul à avoir vu cette fin comme ça ?

Auteur:  Film Freak [ 07 Fév 2008, 15:37 ]
Sujet du message: 

Après A.I. et Minority Report, ça ferait bcp de fins "fantasmées"...

Auteur:  JeeB [ 07 Fév 2008, 15:50 ]
Sujet du message: 

Karl le mort-vivant a écrit:
Comme je l'ai dit dans la shoutbox,

" Parce que toute la morale d'ET tiens dans le "No! He's mine!" et dans l'état voleur, propos que le film n'arrive pas à illustrer".
Toute l'hstoire porte là dessus. Comment le petitbonhomme va-t-il sauver son petit extraterrestre à lui pour qu'il soit libre des griffe du méchant Etat central de Washington (bouh, Washington, tu nous pique notre argent, et tu nous voles nos extraterrestres, maintenant)?
Alors, par un procédé dialectiquement très interressant, le petit bonhomme se rend compte que E.T, il doit rentrer chez lui, et que lui-même, petit bonhomme, doit abandonner sa propriété. Oh, qu'il est déçu le petit bonhomme, il va devoir abandonner sa propriété, mais c'est pas grave, il comprend, il aime la liberté le petit bonhomme, c'est le méchant état, lui, qui exprorie, vole, et n'aime pas la liberté.
Y aurait même pas eu d'histoire, sans cette idée. Le film, ça aurait été Alors, c'est un gamin, qui trouve un extraterrestre, après, ils grandissent, il va au lycée,... Donc j'en conclue que le film porte tout entier sur cette idéologie...

Avec de jolis décors pour l'illustrer, du genre, tiens? Je ferais bien voler un velo devant un disque lunaire, moi, comme ça serait joli...


Tu vois, j'ai joué le jeu. Sans rancune... ? :wink:



Je découvre et pfff....

Merci karl ça m'éviteras de lire tes avis.
Le fait que je sois pas d'accord avec toi importe peu mais ton argumentation et ta critique sont d'une telle connerie et d'un tel mepris que je me demande si c'est pas une blague de collegien au final

Auteur:  jiko [ 07 Fév 2008, 16:09 ]
Sujet du message: 

Film Freak a écrit:
Mais une fusée s'en est échapée sur la Toccata de Bach.


Il m'a toujours foutu les boule ce générique.

Auteur:  Film Freak [ 07 Fév 2008, 16:13 ]
Sujet du message: 

jiko a écrit:
Film Freak a écrit:
Mais une fusée s'en est échapée sur la Toccata de Bach.


Il m'a toujours foutu les boule ce générique.


Mais grave...déprimante la fin...tout le reste c'est "ouaaaah, ça tue l'Homme en fait" et puis boom.

Allez :
http://www.dailymotion.com/video/xw9m9_ ... ois-lhomme


Meilleur générique du monde.

Auteur:  jiko [ 07 Fév 2008, 16:17 ]
Sujet du message: 

The Scythe-Meister a écrit:
Mais justement la Guerre des mondes fait un peu figure de retour en arrière par rapport à ses autres films récents (peut être parce qu'il écrit par Koepp).


Y'a quand même une scène étonnante, quand Cruise s'affirme dans son rôle de père protecteur et bute le pauvre illuminé (alors que d'autres options étaient possibles).

Associer la figure du père à celle d'un tueur pour une "bonne cause" pas du tout évidente, y'a une pointe de perversité la dedans qui fait que W.O.W. n'est pas complètement un retour à la morale ET, y'a un désenchantement certains (et la fin en carton, le côté "j'y crois plus" renforce ça).

Sinon je note qu'on a dit "oui l'avis de jiko est intéressant, on va en parler" et puis pouf Jerzy fait diversion en voulant à tout prix faire son bras de fer avec le Scythe. Maudit sois tu Jerzy !

Auteur:  Jerzy Pericolosospore [ 07 Fév 2008, 16:24 ]
Sujet du message: 

.

Auteur:  Film Freak [ 07 Fév 2008, 16:31 ]
Sujet du message: 

Jerzy Pericolosospore a écrit:
Sur le plan "cathartique", Sp n'aurait d'ailleurs pas pu terminer autrement, sinon les différentes phases ou stations par lesquelles Cruise passe n'auraient plus eu de sens dans le développement dramatique (d'abord père-ado je m'enfoutiste, puis père en crise, puis père protecteur sacrificiel, puis père parvenu à maturité - souffrant du départ du fils préférant la "patrie", lieu du drame collectif).
Tout le film se dirige naturellement vers la résolution cathartique de cette revalidation du père.

Et de toute façon, il est bien difficile, sinon par contorsions interprétatives diverses, de transformer Sp en cinéaste du deuil, ou du trauma, ou du vide: y en a, chez lui, c'est sûr, mais toujours dans une perspective de "relève" dialectique: ça peut pas finir autrement comme un "happy end", même du bout des lèvres.


Clairement, que ça passe par le fantasme (A.I. ou Minority Report) ou non, il y a toujours besoin de lueur d'espoir dans les fins de Spielberg (même les fins de Schindler et Ryan)...jusqu'à Munich.
Munich c'est juste le non-happy end (voire même le non-end) par excellence. La dernière réplique, le dernier plan...

Citation:
Le jour où Spielberg assumera une mise en scène de l'échec


Bah Munich...non?

Citation:
Mais je crois qu'il peut pas, malgré ses tentatives pour s'émanciper de ça (on sent que ça lui pèse, un petit peu, il aimerait bien devenir enfin un Auteur "adulte", un Kubrick, un qui fait pas dans la concession de la fin moralisante avec larmichette à la clef)


Bof.

Citation:
le Spielguie
Spielguie, lui


Arrête, tu te fais honte là.

Citation:
C'est juste en cela que je tique quand j'entends Spielberg se proclamer avec émotion le "continuateur" de son maître K. (adoubé par le fait que K. lui confia personnellement A.I. - alors qu'il y avait là une certaine ironie de la part de ce dernier que Sp ne semble pas avoir bien perçue: K. était insatisfait de son script de A.I. parce que son "humanisme" lui semblait trop larmoyant. "Un spielberg fera ça très bien", avait-il déclaré quelque part).


Il se proclame rien du tout...

Auteur:  jiko [ 07 Fév 2008, 16:32 ]
Sujet du message: 

Film Freak a écrit:
Mais grave...déprimante la fin...tout le reste c'est "ouaaaah, ça tue l'Homme en fait" et puis boom.

Allez :
http://www.dailymotion.com/video/xw9m9_ ... ois-lhomme


Meilleur générique du monde.


T'étais pas né Freak mais sur antenne 2, la fin des programmes était un vrai crève coeur aussi : http://www.dailymotion.com/relevance/search/folon/video/x10llo_les-hommes-volants-fermeture_music

C'est Folon qui faisait le générique et c'était beau comme ça ne le sera plus jamais.

Fin de la parenthèse.

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