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RIP France Gall
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Auteur:  Film Freak [ 07 Jan 2018, 18:04 ]
Sujet du message:  RIP France Gall

Une meuf rance, galeuse telle la proverbiale brebis.

Auteur:  Professeur Chaos [ 07 Jan 2018, 18:14 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Film Freak a écrit:
Une meuf rance, galeuse telle la proverbiale brebis.

Sans parler de son connard de défunt mari ( Michel Berger, pour les plus incultes ). Soyons francs : ce gars là aussi était une sombre merde.

Auteur:  Castorp [ 07 Jan 2018, 20:01 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Les jeux de mots de la souffrance. Galimatias digne d'Abyssin.

Auteur:  Baptiste [ 07 Jan 2018, 21:47 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

:lol:

Auteur:  Art Core [ 08 Jan 2018, 10:28 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Bel hommage :

Auteur:  Gontrand [ 10 Jan 2018, 12:11 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Calembours à la limite de l'insulte mis à part, cela me touche plus que Johnny. Quand j'étais gamin, c'était l'époque de Débranche, qui passait souvent à la radio. Puis elle est représentative de la féminité des années 80 (montée d'un nihilisme subi, compensé par une sensibilité humanitaire à la limite du Band Aid, couple comme lieu principal de l'égalité de pouvoir homme femme, Michel Berger/France Gall c'est un peu le versant populaire de Jacno et Elli). Elle parle assez bien de la limites des yé-yé qu'elle ne présente pas comme un age d'or. Et puis quand je pense à elle je pense à ma mère (2 ans de différence).

Auteur:  Le Cow-boy [ 10 Jan 2018, 12:14 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Gontrand a écrit:
Calembours à la limite de l'insulte mis à part

looooooool

Auteur:  Castorp [ 10 Jan 2018, 14:13 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Gontrand a écrit:
Calembours à la limite de l'insulte mis à part,


Putain, France Gall va effacer tous ses messages !

Auteur:  Film Freak [ 10 Jan 2018, 15:55 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Gontrand a écrit:
Calembours à la limite de l'insulte mis à part, cela me touche plus que Johnny. Quand j'étais gamin, c'était l'époque de Débranche, qui passait souvent à la radio. Puis elle est représentative de la féminité des années 80 (montée d'un nihilisme subi, compensé par une sensibilité humanitaire à la limite du Band Aid, couple comme lieu principal de l'égalité de pouvoir homme femme, Michel Berger/France Gall c'est un peu le versant populaire de Jacno et Elli). Elle parle assez bien de la limites des yé-yé qu'elle ne présente pas comme un age d'or. Et puis quand je pense à elle je pense à ma mère (2 ans de différence).

Sors pas de tes gonds. Tranquille, frère. Respire.

Auteur:  Le Cow-boy [ 10 Jan 2018, 15:58 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

re-lol

Auteur:  Gontrand [ 10 Jan 2018, 17:50 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Elle a bercé mon enfance, entre Elli et Lio, que je n'aimais pas, je n'avais pas conscience de l'aimer elle. Elle était plus commerciale, mais avait conscience qu'une artiste, à l'ère de l'image télé eighties, n'était qu'un signe de ralliement sociologique (mais d'un autre côté, c'était là l'opposé de l'actuel YouTube, car on ne peut voler la propriété ou le passé d'un signe). Apres je suis devenu snob, et me suis mis à écouter le Velvet, et d'ailleurs plutôt John Cale que Lou Reed, qui, lui aussi, était encore une star. Mais John Cale ne raconte rien, pas de sexe, de couple, il chante juste la musique elle-même, le ventre mou entre rock et musique "sérieuse" est son seul sujet, dont la répétition mènerait jusqu'à la folie privé . Et finalement, Michel Berger est peut-être son équivalent à la fois français et commercial. Il y a une parenté entre [u][/uiThe Academy in Peril[/i] et Starmania . La musique comme mythe et contre-culture par le seul fait de se regarder elle-même dans le miroir. La politique comme émanation accidentelle de ce sollipsisme. Tout comme France Gall ressemblait un peu à Nico, mais avec une dépression et un deuil de femme trompée à la place de l'héroïne . Nico est connue parce que son fils lui a survécu, malheureusement France Gall a vécu à la fois l'inverse et l'équivalent Même fin de carrière, ni vrai silence ni vrai come-back chez l'une et l'autre. Même fusion du couple et de la fonction artistique. Mais en vieillessant John Cale et le rock intello me lasse, et je réalise que la variété en dit plus sur moi : mon histoire c'est France Inter qui m'annonce la mort de Daniel Balavoine au petit déjeuner et je crois qu'un homme aussi important que Mao ou de Gaulle est mort. Comment va-t-on boire au Sahel ? Une tendresse pour un leurre subi, cynique et naïf, plutôt que la lucide comédie organisée des apparences de la Factory qui m'apparaissait alors comme un destin que l'on pouvait volontairement choisir . Ces histoires de poulets décapités en concert par John Cale c'est con, finalement . J'y suis indifférent. Ce gallinacé mis à mort par le faux schizophrène gallois me touche, à présent, bien moins que le maladroit silence d'une star pourtant consensuelle. Je ne l'aurais pourtant pas cru il y a à peine 5 ans. La mort de France Gall, c'est l'équivalent du rétroviseur de voiture où Leaud découvre qu'il a vieilli à la fin des 2 Anglaises de Truffaut, un réveil solitaire dans un rêve qui était le réel.

Auteur:  Arnotte [ 11 Jan 2018, 09:38 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Je précise que moi aussi, ça m'a fait quelque chose. J'avais de l'affection pour elle. J'adore sa voix, sa manière de chanter. Je suis un grand grand grand fan de toute sa carrière avec Berger. J'ai rarement connu une alchimie musicale aussi merveilleuse, c'est vraiment deux âmes soeurs, le perfect match absolu. Il faut voir ce super documentaire ("Toi sinon personne") qui retrace l'histoire et la carrière Berger/Gall de A à Z, c'est irrésistible.

Auteur:  Jerzy Pericolosospore [ 13 Jan 2018, 05:40 ]
Sujet du message:  Re: RIP France Gall

Je l'aimais bien aussi.
Grâce (elle était craquante), simplicité et discrétion, pour un univers en minor mood fait de ritournelles d'une simplicité qui n'était, elle, qu'apparente, et qui avaient ce pouvoir redoutable et ensorcelant d'imprégner le Zeitgeist de leur spleen vaporeux... Pour moi, c'est exactement ça, une chanson.

Souvenir aussi d'une chanteuse qui avait une justesse vocale assez confondante. Et pour ne pas froisser l'exigeante culture jazzistique de Marlo, je ne ferai aucun commentaire.


Parmi tant et tant de tubes - mais bizarrement moins cités dans les hommages:


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