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MessagePosté: 11 Nov 2014, 09:25 
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Un poète allemand qui écrit anglais ? (suis perdu...)


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MessagePosté: 11 Nov 2014, 10:06 
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Inscription: 28 Mar 2014, 10:03
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Huhu, non, un poète juif qui a écrit en allemand (alors qu'il parlait parfaitement français), la langue de ses bourreaux, en la tordant, en y mêlant l'hébreu, ses mots, ses mythes, pour la pousser plus loin que ses retranchements.

"... je tiens à vous dire combien il est difficile pour un Juif d'écrire des poèmes en langue allemande. Quand mes poèmes paraîtront, ils aboutiront bien aussi en Allemagne et - permettez-moi d'évoquer cette chose terrible -, la main qui ouvrira mon livre aura peut-être serré la main de celui qui fut l'assassin de ma mère... Et pire encore pourrait arriver... Pourtant mon destin est celui-ci : d'avoir à écrire des poèmes en Allemand."

Son poème le plus connu est fugue de mort (mais on ne peut réduire son oeuvre à cela) :

Lait noir du petit jour nous le buvons le soir
nous le buvons midi et matin nous le buvons la nuit
nous buvons et buvons
nous creusons une tombe dans les airs on y couche à son aise
Un homme habite la maison qui joue avec les serpents qui écrit
qui écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne tes cheveux d’or Margarete
il écrit cela et va à sa porte et les étoiles fulminent il siffle pour appeler ses chiens
il siffle pour rappeler ses Juifs et fait creuser une tombe dans la terre
il nous ordonne jouez maintenant qu’on y danse

Lait noir du petit jour nous te buvons la nuit
nous te buvons midi et matin nous te buvons le soir
nous buvons et buvons
Un homme habite la maison qui joue avec les serpents qui écrit
qui écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne tes cheveux d’or Margarete
Tes cheveux de cendre Sulamith nous creusons une tombe dans les airs on y couche à son aise
Il crie creusez plus profond la terre vous les uns et les autres chantez et jouez
il saisit le fer à sa ceinture il le brandit ses yeux sont bleus
creusez plus profond les bêches vous les uns et les autres jouez encore qu’on y danse

Lait noir du petit jour nous te buvons la nuit
nous te buvons midi et matin nous te buvons le soir
nous buvons et buvons
un homme habite la maison tes cheveux d’or Margarete
tes cheveux de cendre Sulamith il joue avec les serpents

Il crie jouez la mort plus doucement la mort est un maître d’Allemagne
il crie plus sombre les accents des violons et vous montez comme fumée dans les airs
et vous avez une tombe dans les nuages on y couche à son aise
Lait noir du petit jour nous te buvons la nuit
nous te buvons midi la mort est un maître d’Allemagne
nous te buvons soir et matin nous buvons et buvons
la mort est un maître d’Allemagne ses yeux sont bleus
il te touche avec une balle de plomb il te touche avec précision
un homme habite la maison tes cheveux d’or Margarete
il lâche ses chiens sur nous et nous offre une tombe dans les airs
il joue avec les serpents il rêve la mort est un maître d’Allemagne

tes cheveux d’or Margarete
tes cheveux de cendre Sulamith

_________________
ART: Ça mène à l'hôpital. A quoi ça sert, puisqu'on le remplace par la mécanique qui fait mieux et plus vite.


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MessagePosté: 20 Nov 2014, 16:51 
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Inscription: 14 Mai 2014, 10:12
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Deux forums de poésie pour se lancer

http://www.leforumbleu.net/

http://www.toutelapoesie.com/index.html


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MessagePosté: 19 Jan 2015, 23:03 
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Inscription: 23 Déc 2013, 01:02
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Je ne résiste pas à l'envie de poster un petit texte de mon poète préféré :

Ballade de bon conseil, François Villon

Hommes faillis, bertaudés de raison,
Dénaturés et hors de connoissance,
Démis du sens, comblés de déraison,
Fous abusés, pleins de déconnoissance,
Qui procurez contre votre naissance,
Vous soumettant à détestable mort
Par lâcheté, las ! que ne vous remord
L'horribleté qui à honte vous mène ?
Voyez comment maint jeunes homs est mort
Par offenser et prendre autrui demaine.

Chacun en soi voie sa méprison,
Ne nous vengeons, prenons en patience ;
Nous connoissons que ce monde est prison
Aux vertueux franchis d'impatience ;
Battre, rouiller pour ce n'est pas science,
Tollir, ravir, piller, meurtrir à tort.
De Dieu ne chaut, trop de verté se tort
Qui en tels faits sa jeunesse démène,
Dont à la fin ses poings doloreux tord
Par offenser et prendre autrui demaine.

Que vaut piper, flatter, rire en traison,
Quêter, mentir, affirmer sans fiance,
Farcer, tromper, artifier poison,
Vivre en péché, dormir en défiance
De son prouchain sans avoir confiance ?
Pour ce conclus : de bien faisons effort,
Reprenons coeur, ayons en Dieu confort,
Nous n'avons jour certain en la semaine ;
De nos maux ont nos parents le ressort
Par offenser et prendre autrui demaine.

Vivons en paix, exterminons discord ;
Ieunes et vieux, soyons tous d'un accord :
La loi le veut, l'apôtre le ramène
Licitement en l'épître romaine ;
Ordre nous faut, état ou aucun port.
Notons ces points ; ne laissons le vrai port
Par offenser et prendre autrui demaine.

_________________
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MessagePosté: 31 Jan 2015, 11:39 
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Inscription: 23 Déc 2013, 01:02
Messages: 10223
A man adrift on a slim spar
A horizon smaller than the rim of a bottle
Tented waves rearing lashy dark points
The near whine of froth in circles.
God is cold.

The incessant raise and swing of the sea
And growl after growl of crest
The sinkings, green, seething, endless
The upheaval half-completed.
God is cold.

The seas are in the hollow of The Hand;
Oceans may be turned to a spray
Raining down through the stars
Because of a gesture of pity toward a babe.
Oceans may become grey ashes,
Die with a long moan and a roar
Amid the tumult of the fishes
And the cries of the ships,
Because The Hand beckons the mice.

A horizon smaller than a doomed assassin’s cap,
Inky, surging tumults
A reeling, drunken sky and no sky
A pale had sliding from a polished spar.
God is cold.

The puff of a coat imprisoning air.
A face kissing the water-death
A weary slow sway of a lost hand
And the sea, the moving sea, the sea.
God is cold.

Stephen Crane

_________________
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MessagePosté: 02 Fév 2015, 18:25 
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Inscription: 04 Juil 2005, 19:55
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Dust, Campbell McGrath

Days, hours, minutes,
a hunger for the fruit of some dimly remembered past.

A man waiting for the bus with a vacuum cleaner.

Miles click by, trees, memories,
the reflective eyes of highway markers
in the darkness. The movie stops,
then starts again,
random images tumbling from the projector,
a newsreel out of control.

While crossing the reservation in Arizona a song from your childhood
comes on the radio in Navajo. The DJ’s voice and singsong elocution,
jangling banjo wires, scattered English phrases embedded like ivory stones-
computer science class, Gatorade, the Lovesick Blues.

Great Falls and Guthrie Center.
Shiloh and Antietam.
Plymourh Rock and the Grand Coulee Dam.
Whatever list we choose will be inadequate:
apples, drops of water, sunlight's
shattered prismatic radiance.

Days measured out like cornmeal, or flour,
measured out like salt.

We keep waiting for the moment when everything comes together, the
revelation on the mountaintop, when the streams and rivers rush past,
growing out of our bodies like hair, veins and arteries flowing with lambent
energy, music, a kind of noise. . . . We’re in Montana, standing and looking
up at the stars, the countless lights of the Big Sky, the vast plains rolling out
silently at our feet, the lights of the towns reflecting up from the prairie, the
secret lights, the web of roads, the whorl, the great matrix of America
revealed at last.

But it doesn’t happen that way. Instead we pick up a hitchhiker named Ray,
dirty and shirtless, tattooed, with a dog and a plastic garbage bag holding
everything he owns. Near Pocatello we pass a giant dust cloud, yellow and
red, stirred up by farm equipment, and a rainbow arches across the
highway, and the canyon of the Snake River, a rainbow in the cloud of dust.

Silt and Rifle, Cortez and Alamosa, Empire and Grand Lake:
the mountain towns of Colorado.

The names of the towns are nothing
but sand carried down on the wind.

Language itself is just dust,
crystalline particles,
a blue snow descending in silence.

We can never hope to get it all down, never more than a suggestion, an
essence, the string of pearls unwinding. The lumberjack who scales the
tallest of trees with ease but slips again and again on the greased totem-
antelope and owl, the eagle we intuitively understand to represent Myths
of the American Past-and finally stands in the mud, looking up, past the
carved pole, past the hills, to the sky, clouds moving against a depth of
unimaginable blue, beyond cerulean and indigo, too clear for words, too
pure, and feels within himself the stirring of a deep and abiding faith.

“What’s the dog's name, Ray?” He doesn’t have a name. “What do you call
him?” Dog.

Memory, love, depiction, the words themselves
deny us, slip through our hands.

We drank six kinds of malt liquor.
We ate at McDonald's four times in one day.

You can drive from D.C. to LA. in 48 hours
if you just average 60 mph, including stops.

The days retract like a telescope, images and words. The moment slips
away. It never existed. The vision on the mountaintop never happened.

The stars are only two-dimensional, etched on the ceiling. The rivers that
flowed from our bodies solidify into crowds of people pushing past, com-
muters heading home to the clustered suburbs, the towns of Connecticut
and New Jersey.

It isn’t Montana at all. It’s New York City.

I’m standing in Grand Central Station,
looking up at the vaulted roof
painted with star charts and luminous constellations:

the fish, the hunter, the great bear.

It’s Grand Central Station and the people
push around me, ambient, breaking on the rocks,
flooding the Stairways and corridors.

It’s Grand Central Station and I’m waiting for my lover,
waiting for the walk home through the hushed city,
cloaked and blanketed against winter-

snow is starting to fall, dark waves
driven down beneath the streetlights,
settling like the ash of memory.

Minutes, hours, miles, a childlike hunger for faith

The crush of humanity surrounds us,
the animate hum, the giant clock ticking off seconds
like heartbeats reverberating through an immense marble hall.

Days measured out like salt.
Measured out like gold dust.

I‘m waiting for Elizabeth.
I’m standing beneath the true American stars.
I’m looking up, in wonder.

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Nothing and no one can save you! Abandon hope now! Here's what you can do :
1. Admit you are a semi-evolved ape-thing mercifully ignorant of the sanity-blasting truths of the greater cosmos.
2. Die.
3. Rot.


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MessagePosté: 03 Fév 2015, 18:42 
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eurk ça commence avec un joli cliché:"of some dimly remembered past".
Des trivialités pour l'essentiel, avec un lyrisme de pacotille, nulle invention.


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MessagePosté: 03 Fév 2015, 19:08 
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Inscription: 04 Juil 2005, 19:55
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Je suis d'accord sur la présence de clichés, mais si tu ne comprends que la trivialité est essentielle là-dedans, et que la structure compte plus que l'image, c'est que tu n'as rien compris.
Mais bon, ce n'est pas surprenant, c'est du Caribou tout craché : arrogant, prétentieux, lâche et vide, se jetant sur le premier jugement à l'emporte pièce venu histoire de pouvoir cracher sur quelque chose du haut de ton imperturbable médiocrité, jugements qui ne font que révéler la nullité de ta compréhension de l'art et l'inanité de tout ce que tu peux penser.

PS pour Castorp : après tu t'étonnes que je ne répondes pas à tes fils.

(et pour les autres, je ne considère pas McGrath comme un grand poète, il s'est juste trouvé que j'ai lu un de ses recueils et qu'il s'en dégageait un certain quelque chose, si tant est qu'on ait un minimum d'imagination et qu'on prenne le temps de le lire correctement (et qu'on ne confond pas "lire" et "vomir sa nullité sur le monde" comme Caribou) - et si je poste précisément quelque chose que je ne considère pas grand, c'est en raison de la possibilité qui est laissée à des individus comme Caribou (qui serait incapable de distinguer un lingot d'or d'une merde de vache) de poster).

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MessagePosté: 03 Fév 2015, 19:50 
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Inscription: 23 Déc 2013, 01:02
Messages: 10223
Oh mais fais pas ton écorché vif, là.
Je sais très bien que tu te fous de ce que Caribou a à dire, et tu sais très bien que tu es lu avec plaisir par plein de gens ici. J'attends ton top découvertes parce que je suis sûr à 100% qu'il est bourré de trucs qui m'intéresseront, et parce qu'il y a de la cohérence dans ce que tu aimes.

@Caribou : ton message est complètement con, on poste des poèmes qu'on aime ici, tu as tout à fait le droit de ne pas apprécier, et de le dire, mais pas en deux lignes lapidaires qui n'ont rien à dire.

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MessagePosté: 03 Fév 2015, 20:06 
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Ce que j'aime le plus, c'est le cliché poétique sur l'inadéquation du langage.
La faillite des mots, du langage, etc.

Castorp a écrit:
@Caribou : ton message est complètement con, on poste des poèmes qu'on aime ici, tu as tout à fait le droit de ne pas apprécier, et de le dire, mais pas en deux lignes lapidaires qui n'ont rien à dire.

Poster un poème qu'on aime ne constitue pas davantage "un argument" que deux lignes lapidaires donc bon.
Pas plus que de dire que "la structure compte plus que l'image" et ou que se dégage "un certain quelque chose".
Je note que Scythe a besoin de se justifier par rapport à un amour éventuel qu'on pourrait lui prêter pour McGrath.
Je comprends parfaitement qu'il puisse aimer, je disais rapidement pourquoi j'y restais hermétique (ne sachant de toute façon pas distinguer un lingot d'or d'une merde de vache, pour parler à la façon de Scythe).


Dernière édition par Caribou le 03 Fév 2015, 20:19, édité 1 fois.

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MessagePosté: 03 Fév 2015, 20:18 
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Inscription: 04 Juil 2005, 19:55
Messages: 5526
Ce que j'aime le plus, c'est le cliché du sale con qui peut pas s'empêcher d'en remettre une couche. T'es vraiment un pauvre type.

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MessagePosté: 03 Fév 2015, 20:19 
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Inscription: 04 Juil 2005, 19:55
Messages: 5526
Castorp a écrit:
J'attends ton top découvertes parce que je suis sûr à 100% qu'il est bourré de trucs qui m'intéresseront, et parce qu'il y a de la cohérence dans ce que tu aimes.

Mais j'ai déjà écrit sur ce sujet : je n'ai vraiment rien découvert en 2014.

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MessagePosté: 03 Fév 2015, 21:01 
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Inscription: 14 Mai 2014, 10:12
Messages: 1630
N'importe quoi toute cette agressivité. Trouvons un poème là dessus


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MessagePosté: 04 Fév 2015, 19:51 
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Inscription: 26 Déc 2014, 12:56
Messages: 67
Je dédie ce petit poème de Sylvia Plath à tous les mal-baisés de ce forum :

Mad Girl's Love Song


"I shut my eyes and all the world drops dead;
I lift my lids and all is born again.
(I think I made you up inside my head.)

The stars go waltzing out in blue and red,
And arbitrary blackness gallops in:
I shut my eyes and all the world drops dead.

I dreamed that you bewitched me into bed
And sung me moon-struck, kissed me quite insane.
(I think I made you up inside my head.)

God topples from the sky, hell's fires fade:
Exit seraphim and Satan's men:
I shut my eyes and all the world drops dead.

I fancied you'd return the way you said,
But I grow old and I forget your name.
(I think I made you up inside my head.)

I should have loved a thunderbird instead;
At least when spring comes they roar back again.
I shut my eyes and all the world drops dead.
(I think I made you up inside my head.)"


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MessagePosté: 04 Fév 2015, 20:12 
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Inscription: 25 Sep 2012, 15:31
Messages: 2130
C'était pas Sylvia Plath la mal-baisée?

http://www.brainpickings.org/2013/02/06 ... ew-wilson/

bon, on s'en fout, c'était juste une blague.


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