Alors je ne discriminerai personne et donc je vais faire une rapide critique des trois films présentés.
Le Cri du papillon (Sébastien Gonzales) :
C’est peut-être le film le plus ambitieux, au moins au niveau de la mise en scène et de la construction narrative. On sent qu’il y a des intentions assez nettes de sensualisation, dans le montage (son et image), parfois quasi dogme, qui fait lorgner le film du côté de l’expérimental. Mais je dois avouer que je ne suis pas tellement rentré dedans, sans doute à cause du format court qui ne laisse pas le temps là où se genre de film s’apprécie (ou pas) plutôt sur la longueur. C’est aussi celui qui me semble le plus faire « amateur » au niveau du rendu de l’image numérique et du jeu d’acteur.
3/6
Le Portail (Liam Engle) :
Alors sans léchage de couilles aucun c’est celui que j’ai préféré.
D’abord parce qu’il me semble être le plus sincère ou du moins le plus personnel, même si l’idée de départ n’est pas forcément très originale. D’ailleurs le film offre une perspective intéressante lorsqu’on le met en relation avec
Bob & Joséphine, qui reprend un peu le même thème du personnage qui se fait son monde imaginaire, pour fuir une certaine réalité, voir la déformer. Il y a déjà donc des cohérences au sein de l’Oeuvre et on sent vraiment la sincérité, et l’implication personnelle d’un Auteur (

).
C’est comme ça que passe l’émotion.
La deuxième grosse qualité du film, c’est la direction d’acteurs. Le gamin est plutôt bon et surtout, la mère est assez formidable. Globalement d’ailleurs, les acteurs ont un jeu très réaliste, et parviennent à rendre les situations crédibles et universelles.
Bon il y a quelques défauts techniques, mais ça c’est sans grande importance, on n’est pas non plus dans une superproduction, cela dit quand même, quelques lignes de dialogues de la petite fille qu’on n'entend pas, la photo pas toujours heureuse dans la forêt (même si quelque part c’est cohérent avec un dysmorphisme réalité/imaginaire, et notamment avec le changement de filtre volontaire lors d’un plan).
Je ne suis pas totalement fan de la toute fin (disons le dernier plan), un poil convenu, mais c’est le film qui m’a semblé le plus prometteur, avec une mise en scène classique et efficace mais qui se permet quelques petits effets sans en abuser et qui au final est assez beau.
4-4.5/6
Aime-moi (David Courtil) :
Alors le scénario est assez malin et le budget semble un poil plus conséquent. Mais bon au-delà du sympathisme du truc, il n’y a absolument aucune personnalité qui se dégage et niveau mise en scène c’est plutôt Plus Belle la Vie que Kubrick, avec des succession de gros plans qui ne font qu’illustrer le scénario. Ca m’a paru un peu facile et les acteurs sont pas toujours au top.
2/6
Comme dans la salle c'était un peu la compétition des applaudissements, mon palmarès:
Palme d'or:
Le Portail
Grand Prix:
Le Cri du Papillon
Prix d'interprétation féminine:
Andy McDowell dans Le Portail ( et de très très loin)
Prix d'interprétation masculine:
Le gamin (désolé j'ai pas les noms sous les yeux là!) dans Le Portail
Prix de la Mise en scène:
Le Cri du papillon (pour les intentions) & Le Portail (pour le rendu final)
Prix du Scénario:
Aime-moi
Prix du Jury:
Aime-moi