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 Sujet du message: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 29 Avr 2009, 21:35 
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Bon, j'ai pas trop trié entre les docs, les courts-métrages, etc.

1961 : Accattone
1962 : Mamma Roma
1963 : La Ricotta, sketch de Rogopag
1963 : La Rage (La Rabbia)
1964 : Repérages en Palestine pour L'Évangile selon saint Matthieu
1964 : L'Évangile selon saint Matthieu (Il Vangelo secondo Matteo)
1965 : Enquête sur la sexualité (Comizi d'amore)
1966 : Des oiseaux, petits et gros (Uccellacci e uccellini)
1967 : La Terre vue de la Lune, sketch du film Les Sorcières (Le streghe)
1967 : Œdipe roi (Edipo Re)
1967 : La Séquence de la fleur de papier (La sequenza del fiore di carta), sketch de Amour et fureur (La Contestation)
1968 : Qu'est-ce que les nuages ? (Che cose sono le nuvole ?), sketch de Caprice à l'italienne
1968 : Notes pour un film sur l'Inde (Appunti per un film sull'India)
1968 : Théorème (Teorema)
1969 : Porcherie (Porcile)
1969 : Médée (Medea)
1969 : Carnet de notes pour une Orestie africaine (Appunti per un Orestiade africana)
1970 : Notes pour un roman de l'ordure (Appunti per un romanzo dell'immondeza), montage inachevé
1971 : Le Décaméron (Il Decamerone)
1971 : Les Murs de Sana (Le mura di Sana)
1972 : 12 décembre, film collectif, Pasolini non crédité
1972 : Les Contes de Canterbury (I racconti di Canterbury)
1974 : Les Mille et Une Nuits (Il fiore delle mille e una notte)
1974 : Salò ou les 120 journées de Sodome (Salò o le 120 giornate di Sodoma)

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 29 Avr 2009, 21:59 
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1961 : Accattone

Pasolini donne déjà son ton, mélange de bas-fonds et de Bach, de prosaïque et de sacré (ça fait récité mais ça se sent vraiment dans ce film). Fin magnifique.
5/6

1962 : Mamma Roma

Bah là m'était fait un peu chier. J'avais trouvé ça assez lourdingue, un peu trop maniéré.
2/6

1963 : La Rage (La Rabbia)
1969 : Carnet de notes pour une Orestie africaine


J'aime pas.
1/6

1964 : L'Évangile selon saint Matthieu

Une tuerie sans nom. Je l'ai redécouvert y a pas longtemps, ça a été une de mes dernières claques. Le film enchaîne les scènes sublimes, comme ça, l'air de rien, sans jamais tomber dans la pose. Y a une putain de colère dans ce film.
6/6

1968 : Théorème

Mon préféré avec l'Evangile. La fin sur le volcan est une de mes fins préférées de tous les temps. Le raccord plan large/plan serré à l'épaule, la zic, le cri en post-synchro, frissons.
6/6

1969 : Médée

Poussif, lourdingue.
1/6

1971 : Le Décaméron
1972 : Les Contes de Canterbury
1974 : Les Mille et Une Nuits


J'ai une nette préférence pour le premier, mais l'ensemble forme une très belle trilogie, drôle, décomplexée, visuellement sublime. Pas ses meilleurs, certes.
5/6

1974 : Salò ou les 120 journées de Sodome

Je l'ai vu qu'une fois, au ciné, à 14 ans, je m'en souviendrai longtemps. Et j'ai peur de le revoir, pas pour le film en lui-même mais pour préserver ce souvenir immense. Celui de la subversion du film et de la mienne (ridicule en comparaison) consistant à sécher les cours pour voir un film interdit aux moins de 16 ans.
6/6

J'aime beaucoup PPP. Quelqu'un a lu son bouquin d'écrits sur le cinéma? Ca me branche bien.


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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 29 Avr 2009, 22:28 
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1964 : L'Évangile selon saint Matthieu

Le seul que j'ai vu (et il y a longtemps). Une merveille de beauté, de simplicité, de profondeur...

6/6


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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 29 Avr 2009, 23:45 
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Salo ou les 120 journees de Sodome

Le cine-club de mon ecole avait programme ce film dans un cycle intitule "Violence et cinema" ( :roll: )
Les gens arrivaient dans la salle avec limite le sachet de pop-corn a la main... autant dire que Salo les a tous calme... moi y compris. Crescendo du malsain dont on se demande a chaque instant si ca n'est pas un peu gratuit pour finalement se rendre compte que Pasolini n'a rien a voir avec ces poseurs qui balancent de la violence a l'ecran pour attirer les pervers... Le film va extremement loin dans l'exposition des vices humains institutionalises par les fascistes. Bien sur le film est dirige contre un certain pan de la politique italienne mais plus generalement contre les systemes mettant en avant la satisfaction des instincts les plus morbides. La recherche du plaisir par la domination et la violence sexuelle est une peinture du pouvoir, qui peut etre prise au premier degre comme au second. J'avais lu quelque part, dans un autre ordre d'idee, que le film est une critique directe de la societe de consommation...

Bref, 6/6 mais ce n'est pas un de ces films que je me ferais tous les mois.


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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 08 Mai 2009, 14:02 
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Bizarrement, alors qu'il passe pour la consécration, le point d'orgue d'un certain cinéma italien que j'adore (le drame post néoréaliste italien, ouais ça veut rien dire, je sais...), aucun de ceux que j'ai vus ne m'a mis la claque attendue.
Accatone et Théorème, peut-être, quoique je commence à douter sur ce dernier, à revoir.



1961 : Accattone 5/6 Bon, dès le début on sent la force du truc, on ressent cet état d'esprit, Pasolini arrive à imposer un truc comme une claque, une figuration contestataire rien que par la stature de son film. Pas rssenti ça ailleurs qu'ici sauf peut-être d'une certaine manière dans le guépard.

1964 : L'Évangile selon saint Matthieu (Il Vangelo secondo Matteo) Ouais, c'est fort, OK. C'est beau, OK. Mais bon, je vois pas... Imperméable.

1966 : Des oiseaux, petits et gros (Uccellacci e uccellini) je veux le voir. Le sujet, Toto, Pasolini, je suis plus que curieux.

1968 : Théorème (Teorema) A revoir, mais 5,5,/6 pour l'instant et toujours dans mon top peut être de manière déméritée parce que j'en ai trop peu de souvenir.

1971 : Le Décaméron (Il Decamerone) Sympa 4,5/6


1974 : Salò ou les 120 journées de Sodome (Salò o le 120 giornate di Sodoma)
4,5/6.
Déçu de la revoyure parce qu'après une première terrorisante, où on sent que ça va arriver, on sait pas quoi, mais on le sent... finalement, après la première cuillérée, le film passe tout seul. Après, c'est bien raconté, bien décrit surtout, une très bonne étude sur l'absence de désir et la politique.

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 08 Mai 2009, 21:52 
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Bub a écrit:
1964 : L'Évangile selon saint Matthieu (Il Vangelo secondo Matteo) Ouais, c'est fort, OK. C'est beau, OK. Mais bon, je vois pas... Imperméable.


Sans vanne aucune, tu ne vois pas quoi ?


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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 08 Mai 2009, 22:38 
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azuma33 a écrit:
Bub a écrit:
1964 : L'Évangile selon saint Matthieu (Il Vangelo secondo Matteo) Ouais, c'est fort, OK. C'est beau, OK. Mais bon, je vois pas... Imperméable.


Sans vanne aucune, tu ne vois pas quoi ?



Où ça veut en venir, pourquoi il fait ça? Qu'est-ce qu'il montre?

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 09 Mai 2009, 10:00 
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Cinéaste que je connais hélas trop peu, et que j'ai découvert trop tôt. J'essaie de rectifier le tire en ce moment.

Accattone
Bientôt.

Mamma Roma
Ca m'a littéralement bouleversé cette façon fabuleuse qu'a Pasolini de montrer qu'on ne peut échapper à sa condition sociale tout en s'enfermant dans le toc des espoirs du mysticisme. Un de mes films préférés. 6/6

L'Évangile selon saint Matthieu (Il Vangelo secondo Matteo)
J'étais bien jeune quand je l'ai vu (y a une douzaine d'années) et j'ai bien peur d'être totalement passé à côté. A revoir d'urgence.

Des oiseaux, petits et gros (Uccellacci e uccellini)
Mouais, farce qui se veut absurde et légère mais qui dissimule mal son intellectualisme un peu élitiste. 3/6

Théorème (Teorema)
J'ai vu ce film trois fois, à l'aurore de ma quête cinéphilique, pour tenter de comprendre ce qu'il a voulu dire et qui m'échappait complètement. Aujourd'hui, mon expérience, ma culture et ma conscience politique aidant, je pige mieux. Mais faudrait que je le revois tout de même...

Salò ou les 120 journées de Sodome (Salò o le 120 giornate di Sodoma)
Redécouvert récemment et c'est clairement un de ces chefs-d'oeuvre qui forgent l'histoire du cinéma (le dernier à mon sens). Un film qui préfigure notre époque tout en dressant le bilan du XXème siècle. Pasolini sonde avec une lucidité et une frontalité insoutenable la noirceur de l'âme humaine en renvoyant les idéaux bourgeois à ce qu'ils sont fondamentalement : des fantasmeries de pacotille qui cache bien mal une incapacité notoire à jouir. Les maîtres et les bourreaux sont des minables, leurs préoccupations sont grotesques. 6/6 (même si pour un tel film, la note n'a aucun sens)

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Ce que ce critique de cinéma dit de ce film va vous bouleverser...


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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 09 Mai 2009, 10:03 
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Tetsuo a écrit:
le dernier à mon sens


?

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 09 Mai 2009, 10:08 
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1961 : Accattone
Magnifique, brutal, très bien joué (j'adore l'acteur principal).
6/6

1962 : Mamma Roma
Bouleversant.
6/6

1963 : La Ricotta, sketch de Rogopag
Aucun souvenir.

1964 : L'Évangile selon saint Matthieu (Il Vangelo secondo Matteo)
Donc mon préféré. Vu un tas de fois, en VHS, au cinéma, en DVD, j'adore. Le regard lourd et accusateur de Pierre vers Marie, vierge enceinte de l'enfant qui changera la face de l'Humanité, les mots poétiques et prophétiques de l'ange asexué Gabriel. L'Evangile, selon Saint Pier, se traduit avant tout par des regards et des paroles. Les paroles du Christ à ses disciples surtout, les paroles du fils de Dieu, du fils de l'Homme, filmées par un homme qui ne croit pas en Dieu. Pour Pasolini l'athée, Pasolini le poète, au delà de tout miracle - d'ailleurs mis en scène dans des séquences totalement dénuées d'emphase -, Jésus est avant tout un homme qui subit autant qu'il choisit un destin hors du commun, un homme à la rhétorique acerbe, un leader politique de gauche. Un saint dans lequel le poète peut se projeter. Sous l'œil de sa caméra, le Christ devient un charismatique défenseur des pauvres, un partisan de l'égalité, un artisan de la révolution. Ultime pied de nez de ce cinéaste communiste qui découvre une époque et la retranscrit dans une adaptation d'une fidélité absolue malgré un budget réduit. Adaptation dont le point culminant reste bien entendu l'enchaînement de prêches de Jésus sur la montagne, dans lequel la grandeur du personnage et de son double cinéaste et martyr s'abandonne dans sa pleine démesure.
6/6

1966 : Des oiseaux, petits et gros (Uccellacci e uccellini)
"L'absurde Toto, l'humain Toto, le fou Toto, le doux Toto...". C'est par ces mots en chanté que commence cette fantaisie qui constitue le dixième film du poète marxiste. Emmenée par les compagnons de toujours, Toto et Ninetto, cette parabole adopte un ton différent des films précédents du cinéaste et préfigure déjà, à travers le parcours d'un père et de son fils agacés par les commentaires d'un corbeau, l'humour et l'artificielle légèreté de sa future Trilogie de la vie. L'oiseau bavard est-il celui de la fable? Pas tout à fait, mais son ramage se révèle tout aussi considérable. Car ce corbeau est avant tout un intellectuel de gauche dont la parole se veut bien entendu un écho à l'engagement sociologique du cinéaste. Profondément politique, le film se veut une synthèse d'une discussion entre Mao et M. Edward Snow. "Où va l'Humanité?" demande l'un. "Boh..." répond l'autre. Petit essai théorique, Des Oiseaux petits et grands est également un délice cinématographique, dans lequel le moindre détail a son importance (le nom des rues, les panneaux d'indication), scindé en son milieu par une petite fable politique dans laquelle deux moines tentent de parler aux oiseaux et de les initier à l'amour de Dieu. Las, ils se rendent compte que certaines espèces attaquent les autres, persuadées que leur foi les rend supérieurs. Saint-François d'Assise conclut: "Cette inégalité entre classes, entre nations, n'est-elle pas la plus grave des menaces contre la paix?"
5/6

1968 : Notes pour un film sur l'Inde (Appunti per un film sull'India)
Bientôt.

1968 : Théorème (Teorema)

Découvert quelques années après avoir lu le (très beau) livre. C'est assez fort, mais je trouve ça un peu faible visuellement. Il me semble que c'est son premier film en couleur ? Je préfère le Pasolini en n&b.
5/6

1969 : Médée (Medea)
Un jour, je regarderai mon DVD. Mais je ne suis pas très pressé.

1969 : Carnet de notes pour une Orestie africaine (Appunti per un Orestiade africana)
J'ai trouvé ça assez intéressant, mais le film aurait mérité un prologue histoire de situer un peu. J'aime la façon dont le film se construit peu à peu sous sa caméra. Et les échanges entre Pasolini et les étudiants africains sont assez intéressants.
L'édition DVD est assez grosse (le livret est très intéressant).
4/6

1971 : Le Décaméron (Il Decamerone)
1972 : Les Contes de Canterbury (I racconti di Canterbury)
1974 : Les Mille et Une Nuits (Il fiore delle mille e una notte)

J'ai vu (et peu aimé) un de ces trois là, mais j'ignore lequel...

1974 : Salò ou les 120 journées de Sodome (Salò o le 120 giornate di Sodoma)
Pour Pasolini, Salo est à l'Italie ce que le régime de Vichy est à la France, un Etat sans réelle légitimité. La République de Salo fut officiellement proclamée le 17 septembre 1943, après que les nazis ont libéré Mussolini pour le mettre à la tête de ce nouveau gouvernement. Royaume de toutes les décadences, ce minuscule Etat fut en son temps le symbole d'un pays tortionnaire et d'un régime corrompu. Théâtre de toutes les injustices, il fut également le lieu de tortures plus immondes que celles évoquées dans le film. Il faut tout le talent du cinéaste pour faire du roman de Sade une métaphore d'un système concentrationnaire qui prévoyait l'avilissement le plus total de l'être humain et la domination de maîtres dégénérés. Et il faut toute la puissance d'une mise en scène travaillée pour placer le spectateur dans cette position hybride, gênante, qui le rend à la fois complice et voyeur des atrocités commises. Une date dans l'Histoire du cinéma.
6/6

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 09 Mai 2009, 12:30 
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Tetsuo a écrit:
des fantasmeries de pacotille qui cache bien mal une incapacité notoire à jouir. Les maîtres et les bourreaux sont des minables, leurs préoccupations sont grotesques. 6/6 (même si pour un tel film, la note n'a aucun sens)


Ravi de lire enfin quelque chose comme ça sur ce film. Je le souligne parce que j'ai lu plein de commentaires sur ce film (et sur ce forum) parlant sans cesse de désir. ... Mais il n'y a PAS de désir, dans ce film! D'ailleurs tout le film porte sur cette absence. Donc je souligne et te remercie pour ce commentaire, vraiment.
(Parce qu'en plus, je trouve ça assez grave de faire de ce film un symbole de la chasse au désir).

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 10 Mai 2009, 09:59 
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Bub a écrit:

Ravi de lire enfin quelque chose comme ça sur ce film. Je le souligne parce que j'ai lu plein de commentaires sur ce film (et sur ce forum) parlant sans cesse de désir. ... Mais il n'y a PAS de désir, dans ce film!


Bah oui, comment peut il y avoir de désir sans barrière ni limite ? Qui avait dit ça ici ?

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 10 Mai 2009, 10:18 
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Bub a écrit:
Tetsuo a écrit:
des fantasmeries de pacotille qui cache bien mal une incapacité notoire à jouir. Les maîtres et les bourreaux sont des minables, leurs préoccupations sont grotesques. 6/6 (même si pour un tel film, la note n'a aucun sens)


Ravi de lire enfin quelque chose comme ça sur ce film. Je le souligne parce que j'ai lu plein de commentaires sur ce film (et sur ce forum) parlant sans cesse de désir. ... Mais il n'y a PAS de désir, dans ce film! D'ailleurs tout le film porte sur cette absence. Donc je souligne et te remercie pour ce commentaire, vraiment.
(Parce qu'en plus, je trouve ça assez grave de faire de ce film un symbole de la chasse au désir).


Oui, oui, c'est pas du tout un film sur le désir ou sur la jouissance, mais sur leurs simulacres. S'il y a du désir, à la rigueur, ça serait un "désir de désir". Le film montre bien que c'est une parodie de libertinage, que l'excès n'est que l'aveu de l'incompréhension et de l'impuissance, que le sexe s'y réduit à une pure fonction pornographique et pas du tout à un art de vivre. Un des éléments que j'adore par exemple, c'est la médiocrité absolue des histoires des compteuses, mal racontées, banales, répétitives...
Enfin bref, merci pour les encouragements (ça fait plaisir et ça change, mine de rien).

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 10 Mai 2009, 11:24 
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Tetsuo a écrit:
Enfin bref, merci pour les encouragements (ça fait plaisir et ça change, mine de rien).



Bah j'ai jamais été méchant avec toi... Ai-je?

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 Sujet du message: Re: Pier Paolo Pasolini
MessagePosté: 10 Mai 2009, 12:37 
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Tetsuo a écrit:
Enfin bref, merci pour les encouragements (ça fait plaisir et ça change, mine de rien).


Rhooo le caliméro... On t'aime ! :D

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