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MessagePosté: 05 Mar 2018, 15:25 
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En fait le perso de Day Lewis est assez proche de celui de Sandler dans Punch Drink Love


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MessagePosté: 05 Mar 2018, 15:34 
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Art Core a écrit:
Ah mais ça je suis totalement d'accord. Mais ça n'empêche pas que le personnage de Woodcock a quelque chose de ridicule, d'ailleurs même son nom je le soupçonne d'être un pied de nez comique de PTA.

Clair, c'est limite Dirk Diggler là... :lol:

(Je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire dessus mais je rejoins les louanges, j'ai absolument adoré)

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Ed Wood:"What do you know? Haven't you heard of suspension of disbelief?"


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MessagePosté: 05 Mar 2018, 15:48 
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Art Core a écrit:
Au contraire pour moi cette ironie est évidente je vois même pas comment on peut la nier. C'est justement ce qui fait le sel du film et qui le rend très différent du cinéma classique. Ce n'est pas le portrait d'un génie tourmenté. C'est d'abord le portrait d'un grand bourgeois un peu ridicule dont l'humanité se fait jour peu à peu. La preuve d'ailleurs c'est l'intérêt quasi nul de PTA pour la mode en elle-même. Finalement on ne saura rien de ce qui a rendu Woodcock si célèbre. Les robes que l'on voit sont très belles mais assez simples et PTA ne s'appesantit pas dessus.


S'il n'en parle pas c'est simplement que ce n'est pas le sujet du film, pas pour ne faire de Woodcock qu'on homme de statut qui aurait plus ou moins volé sa place. On sait qu'il a du talent et qu'il a apporté quelque chose d'important au monde de la mode, car il est dit qu'il s'est fait tout seul (l'histoire de la robe de mariée de sa mère). Certes, on sait aussi qu'il est en train de se faire renverser par la mode moderne, par le "chic" qu'il déteste... mais attendre 60 ans pour devenir ringard, ça va, beaucoup ont fait pire.
Il est très perfectionniste, obsédé par son boulot, travaille sans cesse. Sans être montré comme un génie il est évident qu'il a beaucoup de talent, jamais le film n'insinue le contraire. On sent aussi que le statut social n'est pas une fin en soi pour lui, lui-même ne semble pas tellement se plaire dans la haute bourgeoisie. Il recherche souvent l'évasion (son escapade à la campagne et dans le petit hôtel tout simple où il découvre Alma), la solitude, méprise certaines de ses clientes, jure beaucoup. Si PTA avait vraiment voulu dresser un portrait négatif, il n'aurait pas développé cet aspect rebelle contre son propre milieu, parce que c'est ce qui justement l'humanise beaucoup et le rend attachant.

Franchement je trouve le film vraiment très simple, c'est une histoire d'amour compliquée entre deux êtres que tout s'oppose. Ils vécurent heureux et mangèrent beaucoup d'omelettes.
PTA filme les conséquences de l'inclusion dans un univers rigide d'un élément perburbateur, il se plait à filmer les travers des deux, peut-être à s'en moquer un peu parfois, mais ça ne me parait guère différent de 90% des films qui reposent sur le même canevas. Woodcock est presque un poncif, récemment j'ai (enfin) découvert "The Ghost and Mrs Muir" et je vois des similitudes entre Woodcock et le personnage de Rex Harrison. Il a un caractère bougon, croit tout savoir, est parfois vraiment ridicule, mais va changer avec l'apparition d'une jeune femme dans sa vie...


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MessagePosté: 06 Mar 2018, 16:08 
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Je suis globalement d'accord mais encore une fois là où pour moi tout le film prend vie c'est dans les plis, dans les recoins où il s'éloigne délicatement de ce classicisme. Je réécoute la BO (superbe) et j'aime justement comme à l'image du film elle instille une légère dissonance qui vient pervertir sa mélodie.

P.S : possible de changer le titre du topic et d'enlever ce "the" ?

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MessagePosté: 12 Mar 2018, 14:08 
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Qui-Gon Jinn a écrit:
On dirait vraiment l'adaptation d'un roman inadaptable


C'est marrant que tu dises ça, j'ai pensé à Belle du Seigneur pendant la deuxième partie.

Sinon j'avoue être un peu sur la touche avec le cinéma de PTA, et c'est la cas encore ici. C'est vraiment trop théorique, trop froid pour moi. Tout ce qui est dit ici est assez juste, et le temps passé depuis la vision m'aide à mieux appréhender le film (et à mieux l'apprécier), mais jamais pendant le film je ne vibre pour des personnages qui ne m'intéresse finalement peu... J'ai pas encore bien mûri le truc mais il y a clairement des points communs à creuser avec mother! dans les thématiques.


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MessagePosté: 13 Mai 2018, 21:57 
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Je n'ai vu que la dernière partie, un peu avant le mariage. Anderson dresse une espèce d'équivalence entre ellipse et insignifiance. Où sont passés les moments potentiellement intéressants de cette histoire de mariage ?
Névrose et perversité sont-ils nécessairement synonyme de mesquinerie ? Et tout en même temps, cette mise en scène qui tient à distance ses personnages, exagère le moindre de leurs mouvements (ce coup d'oeil que jette Daniel Day-Lewis une fois qu'elle part au bal du nouvel an, n'est-il pas une affectation de mise en scène et rien qui corresponde à une quelconque réalité ?) se veut grandiose. La scène au bal fait penser, dans sa virtuosité tape-à-l'oeil (et qui me laisse totalement froid) et comme si elle en était le pendant noir, à à la scène du Village où Joaquin Phoenix saisit la main de Bryce Dallas Howard. Mais on est plus proche du Joe Wright d'Atonement.
Encore un film, qui se croit plus grand qu'il ne l'est, et qui faillit en affichant toujours trop ouvertement ses intentions à l'écran.


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MessagePosté: 14 Mai 2018, 13:29 
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bmntmp a écrit:
Je n'ai vu que la dernière partie, un peu avant le mariage.
Comment tu ne peux voir que la moitié d'un film et le juger. Surtout la seconde, tu dois encore moins cager à l'évolution des personnages.


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MessagePosté: 14 Mai 2018, 13:57 
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bmntmp a écrit:
Je n'ai vu que la dernière partie, un peu avant le mariage.

Je me suis arrêté là.
Quelle bêtise de poster un avis sans avoir vu le film jusqu'au bout - surtout celui-là.

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Ed Wood:"What do you know? Haven't you heard of suspension of disbelief?"


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MessagePosté: 14 Mai 2018, 14:38 
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Quoique j'aurais dû faire pareil pour la première partie de Batman begins :mrgreen:


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MessagePosté: 14 Mai 2018, 14:57 
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On peut le bannir ? Parce que c'est plus possible là.

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MessagePosté: 14 Mai 2018, 15:54 
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Arnotte a écrit:
bmntmp a écrit:
Je n'ai vu que la dernière partie, un peu avant le mariage.

Je me suis arrêté là.
Quelle bêtise de poster un avis sans avoir vu le film jusqu'au bout - surtout celui-là.


C'est donner un avis sur la partie que j'ai prise en cours de route. Bien sûr, en tant que tel, il peut n'avoir aucun intérêt. Peut-être qu'il concorde avec certains avis de ceux qui ont vu le film en entier (un peu, d'après ce que j'ai lu). Bref, pas de quoi fouetter un chat. Le "jusqu'au bout" n'est d'ailleurs pas juste. J'ai vu l'autre bout du film.

Abyssin a écrit:
bmntmp a écrit:
Je n'ai vu que la dernière partie, un peu avant le mariage.
Comment tu ne peux voir que la moitié d'un film et le juger. Surtout la seconde, tu dois encore moins cager à l'évolution des personnages.


Je juge la partie que j'ai vue. Peut-être que le voir en entier changerait ma vision du film. Il y a des films que j'ai pris en cours de route que j'ai adoré, comme Dersou Ouzala. Peut-être que si tu prends Stalker au milieu, Allonsanfan ou Camping, tu peux te faire un avis sur le bout de film que tu as vu, l'aimer ou pas. Même en ayant adoré le bout de Dersou Ouzala que j'ai vu, je n'ai jamais eu véritablement l'envie de le voir après. Les conditions de vision jouent sur l'avis qu'on se fait d'un film, et ce n'est pas tout le temps l'immersion complète de la séance de cinéma...
Un autre film du genre qui m'avait impressionné, c'est Ryan's Daughter de David Lean. En entier, c'est probablement monstrueusement chiant, être tombé à la télé dessus au milieu m'a permis d'aimer le film. Est-ce que ça compte pour rien ? Est-ce que je me mens à moi-même ? Non, la magie du film a opéré selon certaines conditions, que je ne cache pas.
Ce phénomène d'ailleurs se reconnaît aussi chez les critiques de ciné à cannes, pour qui c'est un marathon de films et de soirées, et qui visionnent des films dans un état d'épuisement et d'endormissement involontaire. Les conditions objectives pour en juger sont-elles réunies ? Chronicart a fait des années de compte-rendus en exposant ce problème (et c'était chiant d'ailleurs).
Remarque incidente, j'ai tendance à préférer l'exposition des films hollywoodiens, par exemple (des films d'action au hasard), où l'on présente les personnages, etc, là où la résolution me semble souvent très convenue.

Sinon, cette partie de The Phantom Thread m'a fait penser à Crimson Peak de Del Toro, qui mettait en scène une autre forme de toxicité dans le couple. Là où Del Toro allait dans le romantisme gothique à la Emily Brontë, les références de PTA semblent plus être du côté de Proust et de Henry James mais sans pouvoir jamais les atteindre. Son cinéma n'y arrive pas, tandis que Del Toro parvenait à faire un excellent film avec des ambitions moindres.


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MessagePosté: 14 Mai 2018, 16:47 
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Mais comment il peut savoir qu'il s'est arrêté un peu avant le mariage sans avoir vu le mariage (sachant que tout l'enjeu du film c'est de passer le plus rapidement possible au-dessus de cette scène, un peu comme le meurtre du mari n'est pas montré du tout dans Ossessione, ce qui est génial d'ailleurs) ?


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MessagePosté: 14 Mai 2018, 17:16 
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Il y a la demande en mariage, sauf erreur de ma part ?
Par ailleurs, il serait intéressant d'expliquer pourquoi tout l'enjeu du film est de passer au-dessus de cette scène ?


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MessagePosté: 14 Mai 2018, 17:28 
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Le contrat entre eux est déjà définitif dans la scène du petit-déjeuner du début, le mariage ne modifie rien : elle interprète les humiliations culinaire de son mari comme un jeu qui ne change rien et lui en sens inverse avec l'empoisonnement.
Le film (tout comme le couple) ne vise qu'à reproduire perpétuellement son début (c'etait d'ailleurs déjà le cas d'Inherent Vice).

A l'inverse de ce que Barthes dit de l'amour, la perte n'est pas anticipée, ni même redoutée et ne génère aucun sens supplémentaire (il n'y a par exemple aucune scène de jalousie entre eux).


Dernière édition par Gontrand le 14 Mai 2018, 18:19, édité 1 fois.

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MessagePosté: 14 Mai 2018, 17:50 
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La scène du bal du nouvel an n'est pas une scène de jalousie ? N'y a-t-il pas un sentiment de jalousie ?
Sinon pour commencer, je répondais juste à ta question, le mariage est bien mentionné.
Oui et si je te crois, le mariage n'ajoute rien à une situation préétablie le film, sans importance, ce que j'ai vu ne laisse rien entendre d'autre, ça se comprend très bien grâce aux ellipses. Ce n'est pas un enjeu d'en faire un life-defining moment ou un truc qui a une portée plus grande qu'entériner le lien entre un couple, comme ça peut l'être chez Cimino (souvenirs lointains - mais qui a consacré deux longues séquences à la cérémonie dans ses films). D'ailleurs j'ai vu peu de gens commenter cette ellipse jusqu'à présent, car comme tu le dis, elle n'est pas l'enjeu essentiel du film. Même si tu as dis le contraire avant.
Pas vu le Guépard, ou j'en ai trop peu vu, dans le genre film (entre autres) de mariage.


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