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MessagePosté: 27 Jan 2019, 21:41 
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Antichrist
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Mon Festival de Cannes version hiver

Vous connaissez le principe… des films passés par Cannes ou par des réalisateurs passés par Cannes en respectant l’algo cannois…. histoire de me forcer un peu à aller au cinéma et de rattraper quelques films (dont Magnolia que je n’ai jamais vu aussi incroyable que cela puisse paraitre). J’ai aussi essayé de faire la part belle aux femmes (enfin en prenant sept films en compétition, ce qui n’est pas la mer à boire quand même). Bien sûr, la sélection va un peu changer au gré des disponibilités légales.


France
4 - Un poison violent de Katell Quillévéré
Premier film de Katell Quillévéré dont j'ai adoré Réparer les vivants. Celui-ci est plus incertain - mais c'est un premier -, avec une "intrigue" qui tarde à se mettre en place, un manque de rythme peut-être. Mais sa sensibilité touche. Elle a vraiment un don pour tout dire dans un échange de regard. Galabru est très bon en papy pervers. Plutôt conquis.

4 - High Life de Claire Denis
Quel objet fascinant... Bien sûr, c'est un film OVNI imparfait, souvent sur la corde raide (les dialogues hum), avec une dernière partie moins réussie que les deux précédentes (même si le trou noir est sublime). Mais quelle proposition de cinéma, radicale, expérimentale, puissante, avec des idées de mise en scène impressionnante (la scène dans The Box, la tentative de viol, le passage dans le trou noir, tout le début si doux et surprenant). Je viens de lire les critiques spectateurs sur Allociné, le rejet est violent, comme si désormais la moindre proposition qui sort des sentiers battus de la narration, est condamnée à errer dans l'espace. Et Robert Pattinson continue d'être le grand acteur de sa génération, n'en déplaise aux loups garous.

3 - En Guerre de Stéphane Brizé
Une préquelle aux gilets jaunes avec Vincent Lindon sans moustache mais avec tic en leader syndical. Au début ça fonctionne bien grâce au style de Stéphane Brizé et puis la structure se répète, cela manque clairement - à mon sens - d'un approfondissement psychologique des personnages - c'est le parti pris mais bon. Pas trop ma came, pour être honnête.

Etats-Unis
4 - Logan Lucky de Steven Soderbergh
Film de casse sympathique qui vaut plus pour ses personnages de bras cassés que pour le déroulement du plan (alambiqué et vaguement je m'enfoutisme). De Soderbergh, on attend peut-être un peu de mise en scène (la zik fait beaucoup pour la coolitude de l'ensemble), mais j'ai passé un bon moment comme on dit.

2 - How to Talk about Girl at Parties de John Cameron Mitchell
J'aime bien le cinéma de John Cameron Mitchell, son côté bien barré. Là, après vingt minutes où j'étais séduit par l'univers punk, c'est la douche froide, du sous-Araki sans le charme. Au moins, c'est original.

4 - La Ballade de Buster Scruggs de Joel et Ethan Coen
Retour au western pour les frères Coen avec cette anthologie de six courtes histoires qui racontent l'Amérique avec une sacrée dose d'humour noir. Bien sûr, c'est inégal - le dernier segment est nul, le 3 trop long - mais les frères Coen sont quand même des conteurs de premier ordre et quand ça fonctionne, dans le registre ludique comme pour les deux premiers et dramatique, comme dans les épisodes 4-5, c'est éclatant d'intelligence cinématographique.

5 - First Reformed de Paul Schrader
La réputation de ce film n'était pas usurpée. C'est un vrai grand et beau film, mise en scène efficace, scénario d'une grande richesse thématique, Ethan Hawke dément. La fin m'a donné des frissons tellement elle est puissante et le propos du film sur la compromission de l'Eglise, la destruction de la Nature par le capitalisme, est d'une lucidité... Je connais mal l'oeuvre de Paul Schrader mais c'est le film de lui que je préfère.

3 - Hard Eight de Paul Thomas Anderson (Etats-Unis)
Premier film de Paul Thomas Anderson, qui porte en lui les germes de son cinéma - rythme indolent, manipulation sur fond de filiation, femme fatale qui vient bouleverser la vie du héros. Moins maîtrisé que les suivants et très dans la citation - Scorsese, Cassavetes..., Hard Eight avait été présenté au Festival de Cannes en 1996 dans la Section Un Certain Regard aux côtés d'un film de Matt Reeves...

Europe

3 - Carmen et Lola d’Arantxa Echevarria (Espagne)
Une romance lesbienne au sein de la communauté gitane. Le scénario est très balisé mais l'énergie des deux deux jeunes femmes, la pudeur dont fait preuve la réalisatrice et l'absence de gros clichés sur la communauté gitane m'ont séduit.

4 - Aurora de Cristi Puiu (Roumanie)
Trois heures de dépression d'un Roumain quadra. Bien sûr, cela se termine pas très bien... Que dire ? C'est assurément trop long, moins fort que les deux autres films de l'auteur (Lazarescu et Sieranevada) mais il y a quelque chose qui se joue ici qui me rappelle l'extension du domaine de Houellebecq.

4 - 4 d'Ilya Khrzhanovsky (Russie)

Le premier film de l'auteur du projet DAU, le Russe Ilya Khrzhanovsky, primé à Rotterdam en son temps et devenu culte (enfin dans les milieux cinéphiles underground). C'est incontestablement un premier film intrigant sur le potentiel du bonhomme, entre l'installation d'art contemporain (déjà) et les fictions de Loznitsa. Le début est assez classique, avec une longue discussion dans un bar avant que le récit déraille en se concentrant sur la jeune femme. Il y a un plan-séquence de folie où elle va de la ville à la campagne, du présent au passé en quelque sorte, pour aller aux funérailles de sa "soeur". Et là ça devient une sorte de film fantastique où des vieilles se disputent des poupées remplies de mie de pain (véridique). Pas trop compris ce passage, à vrai dire, mais les images restent en tête et me donnent envie de donner une chance aux films de Dau.

1 - Le Tout nouveau testament de Jaco Van Dormael (Belgique)
La souffrance, la vraie. Des aphorismes en veux-tu en voilà sur la vie, une laideur visuelle de tous les plans, une poésie aussi factice qu'une fête de voisins... Bon, il y a quelques idées de mise en scène que je garde mais c'est un rejet assez total pour moi (comme toute l'oeuvre de Jaco Van Dormael d'ailleurs).

4 - Amour fou de Jessica Hausner (Allemagne)
Curieux film que ce (faux) drame romantique, ironique et politique, où la bourgeoise autrichienne s'ennuie à en mourir, tout en glosant sur le pouvoir à donner au peuple. Le charme réside dans le curieux décalage entre ce qui se noue - un double suicide - et le ton apaisé, que renforcent les chansons faussement naïves aux paroles cruelles. Pour être honnête, j'ai quand même trouvé ça plus satisfaisant intellectuellement qu'emballant cinématographiquement - la réalisatrice évite les émotions faciles et c'est difficile d'éprouver de l'empathie pour les personnages - mais cela reste en tête et je ne regrette pas de l'avoir découvert.



Amérique Latine
4 - La femme sans tête de Lucrecia Martel (Argentine)
L’intrigue parait mince - une femme heurte au volant de sa voiture un objet non identifié et erre ensuite entre traumatisme crânien et culpabilité - mais dont le dénouement est d'une incroyable cruauté (je ne vais pas spoiler). En toile de fond, Lucrecia Martel raconte les rapports entre bourgeois et domestiques interchangeables (et rejoint Roma avec l'utilisation de Mamie Blue de Nicoletta, une sacrée coïncidence). La mise en scène est très moderne, avec une vraie importance donnée au son. Après ce n'est pas un film "aimable"...

3 - Buenos Aires 1977 d’Adrian Caetano (Argentine)
Ce soir, c'est torture en Argentine. Le début m'a fait très peur et pendant trente minutes, je me suis demandé pourquoi je voyais ce film bien bien noir à l'esthétique un peu trop effets chocs. Et puis je me suis pris d'empathie pour les quatre mecs et j'ai eu les larmes aux yeux lors de la longue séquence finale (mais je suis fatigué aussi...). Le film était passé en compétition à Cannes en 2006 dans l'anonymat total.

Asie

2 - Hotel singapoura d’Eric Khoo (Singapour)
On ne va pas se mentir : c'est le film le plus faible d'Eric Khoo, huit histoires érotiques qui lorgnent sur le cinéma de Tsai Ming-liang et de Wong Kar-wai, sans la rigueur du premier et la perfection formelle du second. Les filles sont jolies (surtout la femme mariée et la femme de chambre, hum), il y a cette volonté métaphorique de raconter l'histoire migratoire de Singapour qui n'est pas inintéressante mais j'ai trouvé l'exercice de style assez vain. La fin est très belle, par contre, il sait finir ses films, le Khoo.


5 - 24 Frames d’Abbas Kiarostami (Iran)
Oeuvre posthume d'Abbas Kiarostami composée de 24 plans - 24 "photographies" retouchées numériquement. Au début, on doute un peu du projet, surtout que les motifs se répètent mais progressivement j'ai trouvé ça de plus en plus beau et j'étais curieusement très ému sur le Frame 24, dernier plan de l'oeuvre du maître iranien. C'est d'une sérénité poétique qui m'a bien lavé les yeux et le cerveau.

4 - Les Lucioles de Naomi Kawase (Japon)
Pour moi, c'était une sorte de Saint-Graal cinéphile, l'un des dix films que je voulais voir avant de mourir (rassurez-vous j'ai quand même un peu de temps devant moi, enfin j'espère) : Hotaru (les Lucioles) de Naomi Kawase. Je l'ai enfin vu dans une version de 2H45 à la copie crépitante comme le feu de la sublime séquence d'ouverture. Trop long, confus dans sa narration, monté parfois bizarrement... le film a des défauts évidents mais c'est assurément la pierre angulaire de sa filmographie, le film qui résume presque tous les films à venir, avec une colère non maîrisée que progressivement Naomi Kawase enfouira sous les feuilles des arbres de la forêt de Nara. Que raconte le film ? L'histoire d'une stripteaseuse Ayako (comme l'héroïne de Tezuka), qui vient d'avorter et qui rencontre un homme en deuil (de son grand père), qui fait des assiettes pour des cérémonies religieuses - il est un peu "simple". Mais on est loin du côté "gentil" que l'on reproche (enfin pas moi) au cinéma de Kawase. Ayako est un personnage instable - parfois j'ai pensé à 37°2 le matin - et comme le héros, il faut accepter de la suivre sur le fil de la folie. Mais bon, le film est tellement foutraque, gorgé de vie et de cinéma que c'est assez irrésumable. Parfois, ça casse mais quand ça passe, elle touche au sublime.

5 - Platform de Jia Zhang Ke (Chine)
Le seul film de fiction de Jia Zhang-ke que je n'avais jamais vu. C'est vraiment l'une des pierres angulaires de son oeuvre, une transformation de son cinéma. La première partie est une chronique personnelle à Fenyang, proche de Xiao Wu, et puis le film prend une ampleur thématique et métaphorique avec cette traversée de la Chine en pleine mutation. Pour finalement revenir au point de départ, sur le quai, avec le mur fortifié comme horizon. J'ai vu la version occidentale de 2h30 et le récit a des ellipses trop brutales, surtout dans la deuxième partie où l'on quitte parfois des personnages importants sans prévenir. Mais c'est d'une puissance mélancolique assez universelle et Yu Lik Wai est un grand chef op'. Dans mon top 3 de ses films, avec A Touch of Sin, sans doute mon préféré, et Xiao Wu.

5- Le Poirier sauvage de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)
Comme Burning et Leto, son absence du palmarès du dernier Festival de Cannes est surprenante. Si j'aurais bien aimé une demi-heure de moins (surtout la deuxième heure qui je trouve se répète un peu dans ses motifs), la mise en scène est sublime et le dernier tiers à la fois cruel et beau. Assurément l'un des grands films de 2018 qui confirme le statut de méga-auteur de Nuri Bilge Ceylan. Qui ose mettre en scène des fresques de cette ambition aujourd'hui ?

4 - Licence to live de Kiyoshi Kurosawa (Japon)
Curieux film de Kurosawa dans sa veine non fantastique (quoique), avec ce pitch flottant - un jeune garçon se réveille après dix ans de coma et veut revenir au monde qu'il a quitté -, cette narration si particulière, fait de scènes qui paraissent non liées par un fil logique. La mise en scène n'est pas encore aussi assurée que dans ses meilleures (Rétribution, Vers l'autre rive, Tokyo Sonata), mais il y a cette étrangeté du quotidien qui me touche beaucoup. J'ai envie de revoir Charisma de la même période et auquel je n'avais rien compris...

Palme d’or : Platform de Jia Zhang Ke
Grand prix : 24 Frames d’Abbas Kiarostami
Prix du jury : Les Lucioles de Naomi Kawase et High Life de Claire Denis
Mise en scène : Nuri Bilge Ceylan (Le Poirier sauvage)
Scénario : Joel et Ethan Coen (La Ballade de Buster Scruggs)
Acteur : Ethan Hawke (First Reformed)
Actrice : Maria Onetto (La Femme sans tête)

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MessagePosté: 27 Jan 2019, 21:43 
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Robot in Disguise
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Au vu de tes notes, un petit "Mon festival de Cannes"...

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Liam Engle: réalisateur de comédie, publicité, série, cinéma !
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MessagePosté: 27 Jan 2019, 22:20 
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Antichrist
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Non, pourtant, pas eu cette impression. Je vais faire les stats dans la semaine pour voir ;-)

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MessagePosté: 27 Jan 2019, 23:18 
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C'est ironique de donner le prix de la mise en scène au Ceylan parce c'est le reproche que je ferai au film, sa mise en scène oscille entre le somptueux et le beaucoup moins inspiré.


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MessagePosté: 27 Jan 2019, 23:30 
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Antichrist
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les cinq dernières minutes sont magnifiques... j'aime bcp le rêve aussi, non franchement c'est chouette

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MessagePosté: 27 Jan 2019, 23:31 
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Karloff a écrit:
les cinq dernières minutes sont magnifiques... j'aime bcp le rêve aussi, non franchement c'est chouette

C'est ce que j'ai écrit par ailleurs, la scène de fin est la plus belle de l'année. J'aime bien le film, mais expurgée de ses scories le film est Top 3 de l'année, alors que là il est dans le Top20...


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MessagePosté: 27 Jan 2019, 23:34 
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Antichrist
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c'est trop long, oui, c'est dommage, 2H30, c'était un chef d'oeuvre. Là c'est juste un grand film. Après, il reste en tête.

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